‹ Les écritures figuratives et hiéroglyphiques des différents peuples anciens et modernesChapitre 29 sur 61 · Ntty copte n(e, nti · texte numérisé non relu

Ntty copte n(e, nti

6. — a'e ('). Ce groupe est fautif par l'emploi du signe n , au lieu du déterminatif ordinaire de toutes les espèces de pierre ■ . Le signe "^ sert de disjonctif entre la partie phonétique -•— et la partie idéographique wm du groupe. Si le signe phonétique^^^-^se prononce ici, comme d'ordinaire, ae, le copte n'a pas conservé de dérivés de ce mot, qui répond incontestablement au terme X(6oçdu texe grec.

7.— Ce signe est le seul de la dernière ligne du texte niéroglyphique de l'inscription de Rosette qui puisse donner lieu à plusieurs interprétations. La prononciation ordinaire de ce caractère rt ou rout est surabondamment prouvée ; la difficulté porte

i BrngBob, Die GtographU des alten Àegyptens^ nach den altaegypUichen Deiikmeielem, etc. Taf. III, n^ 156.

seulement sur le sens qu'il lui faut attribuer ici . M. Birch, d'après ledocteur Hincks, traduit « gravé (engraved) » en le comparant au copte rèti « modus, forma » , et lui donne, pour correspondant, le mot (îvaYpa^ai, dans le texte grec. La seule raison qui puisse rendre cette interprétation admissible, c'est que le radical rt, ou plutôt rdj, parait

exister dans le mot 1' "^ ^ 1 s-rdja qui désigne « un sculpteur »' et que le signe *^

répond dans les inscriptions de basse époque, aussi bien à rdj, qu'à rt^; Icdj primitif a d'ailleurs pu s'adoucir en t simple. D'un autre côté, les raisons qui peuvent s'opposer à cette explication sont les suivantes : 1° la pierre serait désignée dans le texte hiéroglyphique , sans qualification analogue au mot orspe^ç du texte grec ; S* les premiers signes de la dernière ligne du texte hiéroglyphique ayant di^aru, nous ne pouvons avoir la certitude que la phrase ne débutait pas, comme dans le deuxième décret de Philœ par le verbe Jp^ ^^ yj « graver », copte chat « incisio »

(Cf. Chotchet o sculpere) », mot déterminé par un bras d'homme tenant l'instrument propre à tracer les caractères ; 3* la construction grammaticale serait plus conforme aux habitudes égyptiennes, en plaçant le verbe au commencement de la phrase ; 4* l'absence de déterminatif laisse une incertitude complète sur la signification du signe rt *, 5** sa position après le substantif qui désigne la pierre est précisément c lie que doit occuper un qualificatif. Or, le mot rt peut être analogue au copte rôout qui veut dire « vigoureux, sain, de bonne qualité », ou bien au propre « viridis, vert » et la pierre sur laquelle le décret est gravé est une espèce de basalte noirâtre, qui peut être facilement confondu avec le basalte vert des Égyptiens. Notre signe peut être encore l'abréviation du mot V Vv ^ ^^**^ î^î désigne certainement une sorte de pierre particulière,

mais qui, suivant ChampoUion, est du grès. Quoi qu'il en soit, si le caractère qui nous occupe désigne, comme nous le pensons, l'espace de la pierre sur laquelle le décret est gravé , il répond plus ou moins exactement au mot orepsou du texte grec , et le correspondant hiéroglyphique du mot àvoYpitJ^i a disparu au commencement de la ligne.

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