‹ Les écritures figuratives et hiéroglyphiques des différents peuples anciens et modernesChapitre 46 sur 61 · SYLLABES · texte numérisé non relu

SYLLABES

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ÉCRITURE ÉGYPTIENNE. êM

Les signes suivants, au contraire, appartiennent à la deuxième sous-classe^ celle des caractères symboliques :

ils représentent le disque rayonnant du soleil, un homme portant sa main à sa bouche, un coupable frappé d'un instrument de supplice, un bras armé d*un bâton, deux bras armés d*une masse d*arme et d'un bouclier, deux jambes en marche dans le sens opposé à celui de récriture ; deux jambes en marche dans la direction de récriture, un calame, un petit vase et une palette liés ensemble, le lien d*un volumen, un volumen ou rouleau de papyrus, et enfin Un couteau; le premier s'applique à l'idée de la lumière ou de la clarté; le second, à celle d'une action de la bouche ou de la voix, et par suite, aux émotions de Tàme; le troisième exprime le mal et tout ce qui est mauvais; le quatrième indique une action demandant de la force; le cinquième est le signe du combat ; le sixième est celui de la progression et de la locomotion ; le septième, celui de la rétrogradation ; le huitième et le neuvième, ceux de récriture; le dixième, celui de la i^cience ou de Tabstraction ; le dernier enfin «xpi*ime Tidée delà division ou de la séparation. Les signes de cette sous-classe sont plus rarement employés isolément ou sans le secours d*un groupe phonétique, que ceux de la première, par la seule i*aison que leur sens est moins précis et peut s'appliquer pour chacun à un plus grand nombre de mots ayant rapport k la même idée. Ou s'en servit donc le plus souvent, ainsi qu'on pouvait le faire des premiers, comme signes DÉTERMirKATiFs, c'cst-à-dirc, servant à déterminer le sens ou l'ordre d'idées auquel appai'tenail tel ou tel mot delà langue égyptienne, écrit au moyen de caractères phonétiques^ qui en figuraient plus ou moins exactement la prononciation.

Nous voici arrivés à la classe des signes pnoifÉTiQucs; ceux-ci se divisent aussi eu deux sous-classes : les signes purement Ai.pnÂBÉTiQUf s et les signes syllabi- Q13ES. Les premiers s'employaient comme les lettres de notre al[)habct, mais peut-être avec moins de fixité dans la prononciation dos voyelles; leur nombre, restreint dans les bonnes époques de l'écriture hiéroglyphique, devint plusgrand dans les temps de décadence, c'est-à-dire sous la domination des Lagides et des empereurs romains, par suite d'emprunts abusivement faits à la série des signes syllabiques ou des signes idcogi*aphiques, en modifiant les valeurs primitives de ces caractères, et par riatroducliou dans l'écriture de signes inusités antérieuremeat.

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Nous donnons ici le tableau des signes purement alphabétiques des bonnes époques de récriture, en y joignant les plus usités des signes introduits postérieurement.

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