BASSES ÉPOQUES
CORRESPONDANTS SIMITIOOIS.
PROlfCVaiTIOlf
ft. O P, b (?)
ou
oh f, w
h aspiré
q guttural
On voit par ce tableau que deux voyelles et trois consonnes seulement ont des homophones dans les temps anciens ^, et leur usage a été amené naturelle-
L'l ne s'est un peu distingué de Tb que dans les ba&scs époques.
2 Cette remarque est en désaccord avec ce qui a été
dit plus haut (page 27). Cela provient de quelques modifications du système de Champollion le jeune, qui sont aujourd'hui généralement reçues dans Tégyptologie.
ment par la nécessité d'avoir des signes de superficies différentes pour conserver le carré de certains groupes dans l'écriture. Ce n'est qu'une question de calligraphie.
Nous avons expliqué (p. 26) que les signes alphabétiques tiraient leur valeur de la voyelle ou de l'articulation initiale du non) de l'objet qu'ils représentaient : il est donc inutile de revenir sur ce point.
Passons maintenant aux signes stllabiques ; leur constatation est certainement le plus grand pas qu'on ait fait depuis la mort do Champollion, dans la connaissancedu sytème graphique des Égyptiens ; elle a permis de ne plus supposer un nombre indéfini de signes alphabétiques et d'homophones, qui ne pouvaient pas avoir de raison d'être et dont l'usage n'aurait servi qu'à embrouiller l'écriture d'une manière inextricable. Il faut remarquer cependant, qu'on compte parmi eux, comme parmi les caractères purement alphabétiques, quelques homophones, mais il y en a fort peu dans les temps anciens. Ces signes peuvent être divisés en monosyllabiques et dissyllabiques ; ces derniers sont en très-petit nombre.
Les signes syllabiques peuvent, en vertu des règles de ce qu'on a appelé le pléonasme graphique, recevoir comme signes diacritiques un ou plusieurs des éléments alphabétiques qui répondent à leur prononciation. Ainsi, le signe de la
syllabe AM -}- suffit pour exprimer cette syllabe, mais on peut le faiiip précéder d'un A, I J- , ou le faire suivre d'un ^ T jk ^" même le placer entre un A et un M, 1 1 f^ sans que la prononciation de la syllabe AM, qu'on peut
encore écrire I V avec les caractères alphabétiques seuls, subisse aucune
modification dans sa prononciation. Ce système, qui paraît étrange au premier abord, avait sans doute pour but dans le principe de faciliter la lecture des signes rares dont on pouvait aisément oublier la prononciation , et Ton reconnaît qu'il était indispensable quand on rencontre des signes syllabiques qui avaient deux ou trois valeurs différentes. Le signe représentant un bandeau ^~\, par exemple, répond aux syllabes MR et NS. Quand il est seul, il se lit ordinairement MR, mais il est souvent suivi d'un R (<=^) I=»\ qui détermine sa prononciation; si, au contraire, il a la valeur de NS, il e^-t précédé d'un N, ^-^, ou suivi d'un S tlTl ou bien placé entre un N et
un S La valeur primitive de quelques signes syllabiques s'est aussi modifiée à la
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longue, par suite d*UD afTaiblisseinent naturel de la prononeiation, dont le copte, comparé à la langue antique, a con':ervé de nombreux exemples. Ainsi le mot
j J dont l'orthographe pleine était ^Jl^ \ J » ntr, est devenu en copte
ROUTE. C'est pour cela que le signe s répond à qr ou à op et qu'il peut avoir pour complément ou signe diacritique <=>^ R, ou '^ E. I^s d'autres, le b 6nal
parait s'ôtre oblitéré. Ainsi la prononciation du signe ^^' semble avoir été dans
le principe sb, et il s'emploie pour le mot se, copte ^i < fils » . Autre part, c'est Taspiration finale qui a disparu, comme dans le caractère % , qui est
également devenu SE. D'autres enfin, tels que ^d=b et "^L peuvent recevoir
ou rejeter une voyelle initiale. Mais le nombre des caractères dont la prononciation subissait de semblables modificiUions n'est pas considérable et n'embarrasse plus,, quand. on y a fait une fois attention. Nous pouvons maintenant récapituler dans un petit tableau synoptique les différentes sortes de caractères qui composent chacune des trois écritures égyptiennes. Ce sont :
idépstapluque. \ , Uolé..
^^^^ j d*tenninitli&.
isolAf.