‹ Les écritures figuratives et hiéroglyphiques des différents peuples anciens et modernesChapitre 48 sur 61 · LES SIGNES · texte numérisé non relu

LES SIGNES

phonétiqaM

oontonnes.

,, , . I monosyllabiqaoï.

tylUbiqaet |

diMyllabiqnes.

Mais il faut observer qu'un assez grand nombre de signes étaient employés, suivant les circonstances, comme idéographiques ou comme phonétiques; il n'est pas possible de donner ici des règles propres à faire reconnaître dans laquelle de ces deux valeurs ils doivent être pris; cependant les caractères figuratifs isolés sont ordinairement notés des signes ^ i ; quand ils sont déterminatifs du nom de Tobjet qu'ils représentent, cette marque disparaît et elle devient inutile, car od ne pouvait se tromper sur le sens. Les symboliques sont le plus souvent accompagnés delà note ^ , quand ils doivent être pris dans un sens s[)écial; on les trouve parfois aussi notes d'un trait | , et généralement tout délerminatif doit être précédé de ^. Mais ces signes d'attention sont souvent omis, et le meilleur guide était l'usage; c'est maintenant l'habitude du déchiffrement et la cornparaisoii des groupes analogues. La même difficulté existe souvent pour distinguer la clef de la partie phonétique d'un caractère chinois composé de plusieurs éléments.

Un certain nombre de caractères, enfin, étaient employés avec une valeur h la fois idéographique et phonétique, pouvant recevoir des compléments ou signes diacritiques sans perdre leur valeur idéographique. H. Birch les a appelés signes

ment par la nécessité d'avoir des signes de superficies différentes pour conserver le carré de certains groupes dans l'écriture. Ce n'est qu'une question de calligraphie.

Nous avons expliqué (p. 26) que les signes alphabétiques tiraient leur valeur de la voyelle ou de l'articulation initiale du non) de l'objet qu'ils représentaient : il est donc inutile de revenir sur ce point.

Passons maintenant aux signes stllabiques ; leur constatation est certainement le plus grand pas qu'on ait fait depuis la mort do Champollion, dans la connaissance du sytème graphique des Égyptiens ; elle a permis de ne plus supposer un nombre indéfini de signes alphabétiques et d'homophones, qui ne pouvaient pas avoir de raison d'élre et dont l'usage n'aurait servi qu'à embrouiller l'écriture d'une manière inextricable. Il faut remarquer cependant, qu'on compte parmi eux, comme parmi les caractères purement alphabétiques, quelques homophones, mais il y en a fort peu dans les temps anciens. Ces signes peuvent être divisés en monosyllabiques et dissyllabiques ; ces derniers sont en très-petit nombre.

Les signes syllabiques peuvent, en vertu des règles de ce qu'on a appelé le

pléonasme graphique, recevoir comme signes diacritiques un ou plusieurs des

éléments alphabétiques qui répondent à leur prononciation. Ainsi, le signe de la

syllabe ÂM 4- suint pour exprimer cette syllabe, mais on peut le faiiip précéder

d'un Â, I J- , ou le faire suivre d'un ^ T Vk ^^ même le placer entre

un A et un M, I f |k sans que la prononciation de la syllabe AM, qu'on peut

encore écrire I V avec les caractères alphabétiques seuls, subisse aucune

modification dans sa prononciation. Ce système, qui paraît étrange au premier abord, avait sans doute pour but dans le principe de faciliter la lecture des signes rares dont on pouvait aisément oublier la prononciation , et Ton reconnaît qu'il était indispensable quand on rencontre des signes syllabiques qui avaient deux ou trois valeurs différentes. Le signe représentant un bandeau ^~\, par exemple, répond aux syllabes MR et NS. Quand il est seul, il se lit ordinairement MR, mais il est souvent suivi d'un R (<=^) ^\ qui détermine sa prononciation; sî,au contraire, il a la valeur de NS, il est précédé d'un N, *-^, ou suivi d'un S ^7^ ou bien placé entre un N et

un S

La valeur primitive de quelques signes syllabiques s'est aussi modifiée à la

46 KC^EUrrilBES FIGURATIVES.

longue, par suite d'un afTaiblissement naturel de la prononeîation, dont le copte, comparé à la langue antique, a com^ervé de nombreux exemples. Ainsi le mot

j j dont Torthographe pleine était ^Jl^ \ J t wra» est devenu en copte

ROUTE. C'est pour cela que le signe s répond à qr ou à qe et qu'il peut avoir pour complément ou signe diacritique *<=» R, ou*^ E. D^ns d'autres, le b 6nal

parait s'ôtre oblitéré. Ainsi la prononciation du signe ^^ semble avoir été dans

le principe sb, et il s'emploie pour le mot se, copte st < fils » . Autre part, c'est Taspiration finale qui a disparu , comme dans le caractère % , qui est

également devenu SE. D'autres enfin, tels que ^d=b et "^L peuvent recevoir

ou rejeter une voyelle initiale. Mais le nombre des caractères dont la prononciation subissait de semblables modific;Uions n'est pas considérable et n'embarrasse plus, quand on y a fait une fois attention. Nous pouvons maintenant récapituler dans un petit tableau synoptique les différentes sortes de caractères qui composent chacune des trois écritures égyptiennes. Ce sont :

/ ... .. i *^'**'^' I détenninatiûi.

isolAf.

LES SIGNES ' " ' détenninati&.

phonétiqaM

▼oyellM.

oontonnes.

•lp}ifibéli|aM I

diMylUbiqnes.

Mais il faut observer qu'un assez grand nombre de signes étaient employés, suivant les circonstances, comme idéographiques ou comme phonétiques; il n'est pas possible de donner ici des règles propres à faire reconnaître dans laquelle de ces deux valeurs ils doivent être pris ; cependant les caractères figuratifs isolés sont ordinairement notés des signes ^ i ; quand ils sont déterminatifs du nom de l'objet qu'ils représentent, cette marque disparaît et elle devient inutile, car od ne pouvait se tromper sur le sens. Les symboliques sont le plus souvent accompagnés delà note ^ , quand ils doivent être pris dans un sens s[)écial; on les trouve parfois aussi notés d'un trait | , et généralement tout délerminalif doit être précédé de ^. Mais ces signes d'attention sont souvent omis, et le meilleur guide était l'usage; c'est maintenant Thabitude du déchiffrement et la cornparaison des groupes analogues. La même difficulté existe souvent pour distinguer la clef de la partie phonétique d'un caractère chinois composé de plusieurs éléments.

Un certain nombre de caractères, enfin, étaient employés avec une valeur à la fois idéographique et phonétique, pouvant recevoir des compléments ou signes diacritiques sans perdre leur valeur idéographique. M. Birch les a appelés signes

ÉCRITURE ÊOTPIENNE.

i, et on les diyise en phonético-figuratiFs et symbolico-pbonétiqaes, sui* Tant que leur valeur idéographique est figurative ou symbolique.

On trouvera ci-annexé, comme complément de ce qui précède, un tableau des signes les plus usités de récriture hiéroglyphique, avec Tindication des diverses valeurs dans lesquelles ils sont le plus ordinairement employés.

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