‹ Les écritures figuratives et hiéroglyphiques des différents peuples anciens et modernesChapitre 50 sur 61 · LIVRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME

ÉCRITURES CUNÈIFORIMES

On comprend, sous le nom d* écriture cunéiforme^ des signes composés d'un élément principal ayant la forme d'un coin» d*un clou ou d'un fer de flèche.

Cette écriture parait avoir trcs-vraisemblablement une origine figurative. En effet, une série de tablettes d'argile, rapportées de Koyoundjik par M. Layard , nous fournissent quelques exemples de cette écriture figurative usitée dans la haute antiquité, et de laquelle dérivent, par plusieurs dégradations successives, les caractères des inscriptions cunéiformes dont on a retrouvé un si grand nombre, dans le cours de ces dernières années.

Une fois admis que l'écriture cunéiforme provient d'une écriture figurative, il semblerait naturel de commencer par s'occuper de ces sortes d'hiéroglyphes, aQn d'arriver, de gradation en gitidation, aux derniers échelons de ce système graphique.Toutefois, cette marche, bien que très-logique par elle-même, ne nous parait pas devoir être adoptée ici, vu l'état encore infime de nos counaissances relatives à cette branche de l'archéologie orientale. Il nous semble préférable, quant à prébcnt, de suivre le cours des découvertes successives du déchifirement des signes cunéiformes, et de conduire ainsi le lecteur du connu à l'inconnu, jusqu'à ce que nous soyons arrivé avec lui aux limites encore incertaines de ce domaine sur lequel la philologie moderne présente déjà de larges prétentions.

Nous nous occuperons donc tout d'abord de l'écriture cunéiforme dite persépolitaine^ parce que son élude a seule permis d'aborder le déchiffrement des inscriptions des autres systèmes, à Tégard desquels elle a joué un rôle analogue à celui du texte grec, pour riuterprétation de Tinscription égyptienne de Rosette, dont il a été parlé dans le chapitre précédent.

fi4 ÉCRITURES CUNÉIFORMES.

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