‹ Les Écrivains normandsChapitre 11 sur 57 · ARMAND CARREL · texte numérisé non relu

ARMAND CARREL

dre d'abord la route de Varsovie et ensuite le commandement suprême de l'armée de défense. Ce chef, dont la mission serait de ramener la victoire sous les plis des drapeaux polonais ne devrait pas être pris parmi le groupe compact des courtisans. Dans la pléiade des grands noms militaires, le gouvernement n'aurait que l'embarras du choix : si le général Lafayette, récemment écarté de son commandement avec l'assentiment du Parlement-Croupion et chargé des délicates fonctions d'inspecteur-contrôleur des champs-de-tir de la Haute- Vienne, ne convient pas aux dirigeants actuels, le nom du général V. Gand réunirait à coup sûr les suffrages unanimes des Français.

Nous attendons maintenant notre ministère à Fœuvre. Je tiens à clamer sur tous les tons : Le temps presse. Quant à vous. Polonais, nobles frères d'armes, nous nous retrouverons ! La France, soyez-en certains, acquittera la dette de la reconnaissance (1) et de l'honneur !

Je m'excuse de la longueur de cet article, que M. Casimir Périer d'ailleurs raccourcira peut-être comme le précédent. J'accepte sans acrimonie ces petites misères, car je porte en moi la conviction d'accomplir mon devoir de journaliste et de Français ; et de plus, voir passer au (( caoîar )) ses articles sur les affaires de Russie, n'est-ce pas aussi d-istingué, somme toute, que de se faire blanchir à Londres ?

(National).

(i). Il était aussi difficile à cette époque de faire acquitter par la France sp dette de reconnaissance qti'il est aujourd'hui malaisé d'obtenir de Lénine la reconnaissance de sa dette. {Note humoristique de l'Editeur).

Louis Bouilhet

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