‹ Les Écrivains normandsChapitre 31 sur 57 · JOSEPH-GILLOT · texte numérisé non relu

JOSEPH-GILLOT

Le maître de céans reçoit alors l'hommage De tous les visiteurs, qui, remplis de respect, Lui donnent une obole, humble droit de péage J'ai senti le départ venir, avec regret, Et quand j'eus terminé ce court pèlerinage, Je me reprochai même un vague mouvement D'acariâtre humeur, lorsque, me promenant Près du dégagement d'un four à réverbère, J'aspirai quelque gaz à l'odeur délétère :

Car humer pendant un moment Le fluide qui nous éclaire, N'est-ce pas ravir un fragment De l'Insaisissable Lumière ?...

(Tous droits réservés) Rouen, Septembre 1920.

Joseph Lafond

Fernand Destin

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