‹ Les Écrivains normandsChapitre 36 sur 57 · F. DESTIN · texte numérisé non relu

F. DESTIN

qui résument à merveille sa pensée et ses intentions :

— (( J'aurai à cœur de remplir sans faiblesse le poste élevé, (( que le Gouvernement de la République m'a fait Thonneur « de me confier. Je n'y montrerai aucun esprit de sectarisme. (( Je veillerai toutefois à ce que le couvent des Ursul'nes de ({ Revel, qui tient lieu d'école li^^re française, rentre dans la « légalité ; et je désire à brève échéance poser là-bas la pre- (( mière pierre d'une Ecole laïque. Ce temple de la science (( sera sur la terre inculte et froide de l'Esthonie le rempart « contre l'obscurantisme, et le phare de la Civilisation et de ({ la Pensée libre. »

Nul doute que, dans cet emploi nouveau pour ses aptitudes, M. Lampeigne se révèle bientôt comme un diplomate de haute volée ; car en politique extérieure comme en politique intérieure a l'Idée seule importe », pour reprendre le mot fameux de M. Doumergue.

La désignation de M. Lampeigne sera accueillie également avec la plus grande faveur par la France agricole, désireuse d'exporter les produits de son sol.

Membre depuis 1911 de la Commission de l'Agriculture, il présida en effet de nombreux comices horticoles au cours de la précédente législature avec une compétence à laquelle les paysans eux-mêmes se plurent à rendre hommage.

Ajoutons encore que M. Lampeigne est chevalier du Mérite Agricole depuis 1913 et Officier d'Académie.

Enfin, pour nous résumer : Bravo pour le choix de Monsieur Lampeigne. Mais pour celui de M. de la Mirlourette, hum !...

Georges Dubosc

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