‹ Les écrivains normands au XVIIe siècleChapitre 4 sur 8 · AVANT PROPOS* V · texte numérisé non relu

AVANT PROPOS* V

de la reine Marie de Médicis. Tous deux saluent les premiers un vrai poète, François Malherbe, que suivent de loin ses compatriotes Golomby et le fils de Yauquelin de la Fresnaye, Nicolas des Yvetaux , le futur précepteur de Louis XIIL J'aurai à les suivre dans leurs relations avec le roi et sa sœur, Madame Catherine de France, avec la reine Marie de Médicis, Gabrielle d'Estrées et les princes de Vendôme, Duplessis Mornay et Sully, le prince de Gondé et la belle Charlotte de Montmorency , Tobjet des ridicules et fatales amours de Henri lY.

Pendant le règne de Louis XIII, viennent se placer auprès de Richelieu , qui s'illustre en les protégeant , Pierre Corneille qui surpassera Malherbe et Nicolas Poussin, qui s'élèvera au-dessus des plus grands maîtres en peinture; tandis que, sortis comme eux de la Normandie, Saint-Amant, Brêbeuf, Scudéry^ Bois-Robert (nous ne comptons que pour mémoire Carel de Sainte-Garde, et Pradon, dont il n'y a pas trop lieu de se vanter), se feront remarquer par des productions d'un ordre moins élevé , et auront pour successeurs Gbarleval , un des esprits les plus fins et les plus distingué! du XYII» siècle, Benserade, le plus spirituel des poètes de cour , et Chaulieu, le plus aimable des poètes négligés. Alors les lettres et les arts auront pris un essor magoiGque. Le théâtre est une école de vertu et de grandeur. L'Académie française se fonde et la France , qui va voir

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