VI AVANT-PROPOS
briller Le Bran, Le Sueur et Mignard, inspirés par Pous* sia , pourra se flatter d'avoir aussi , comme lltalic , son Ecole de peinture.
Si, grâce à l'impulsion donnée à Tesprit huoiain par le grand ministre de Louis XIII , les sciences marchent dn mtae pas que les lettres, ce sont das savants de Normandie, Samuel Bogh art , AMDRi db Laroqub , de Lau- MO Y (plus connu sous son nom latin de Laumoius), Tanneguy LbpRvrb, Huet» Ricbaiid Simon, Torienialiste, qui conservent et agrandissent Fbéritage des Scaliger, des Pasquier, des Turnèbe et des Gasaubon ; dans le Droit se distingueront Dumoulin et Basnagb ; dans l'étude des langues ffociennes, Antoine et Pierre Hallby, «t MoYSANT DB Bbibdx, qui écrivent des vers latins comme on l'avait fait au XVP siècle, en attendant Sanadon et PORÉE qui les surpasseront.
Dans ces cercles brillants, trop critiqués depuis Molière, trop vantés aujourd'hui peut-être, où Tœuvre de pacification sociale et de civilisation, accomplie par la culture des lettres, était puissamment aidée par une foule de femmes d'élite qu'unissaient une vive admiration pour les nobles sentiments et un amour passionné pour le beau langage, le premier rang est occupé par la célèbre Madeleine db ScuDÉRY et par cette charmante demoiselle de La Yergne gui s'illustra sous le nom de Madame de La Fayette* Lès poètes normands ne seront pas les moins empressés,