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ments de la Société d'histoire et d'archéologie de Genève^.
Mais trente ans plus tard, eu 1143, et dans un autre acte que nous a conservé l'abbé Besson, il est question d'un prieur de St-Jean, du nom de Wichard * .
Si l'église existait seule avant 1104 et eu 1113, il n'en était, par conséquent, plus de même en 1143; il y avait alors un prieur et, par suite, un monastère et, ce qui prouve que, du reste, ce monastère n'était pas ancien, c'est que le pape Eugène III déclara, par une bulle du 1
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^ Antiqua patrum traditione et firma ratione tenemus, ut quod in posterum reservare volumus, scripto commendemos, testibusque confirmemus. Primum notum esse volumus omnibus Christi fidelibus, quod ego Wido aime Genevensis eeclesie episcopus vocatus, ssepius Lugdunum adiens, a fratribus Athanacensis ecciesie fui bénigne susceptus, necnon in eorum numéro fraternitatis vinculo satis caritative conjunctus. Qua propter dignum duximus ut iidem fratres nostrnm aliquantulum sentirent beneficium. Unde factum est ut fratribus memoratis ecciesiam S. Johannis Genevensis donavimus, possidendamque concessimus, salvo tamen jure B. Pétri Genevensis. Nos enim super hoc honorem et utilitatem ecciesie B. Pétri in posterum providentes, etc. Mém. et Doc. de la Soc. dhist, 1845, t. IV, 2"* partie p. 11.
^ Donation de Tégiise d'Alex en faveur du monastère de Talioires par Ardutius, évèque de Genève Voy. Besson, Mém. pour servir à thist. ecclés. des diocèses de Genève, etc. Preuves, pp. 353 et ss.
43 II. LB8COUTEIIT8.
Mars 1152, prendre sous sa protection le monastère de St-Jean de Genève, et lui confirmer toutes ses possessions * . Elles étaient en eSdX, nombreuses, comme le prouve le catalogue des différentes paroisses sur lesquelles ce prieuré avait droit de patronage. C'étaient^ dans le décanat d'Aubonne, les paroisses de Pouilly, Bourdigny^ Vernier, Meyrin, Grilly et Essertines ; dans le décanat d'Anuemasse, celles de Meynier, Choulex et GoUonges ; dans le décanat de Sallanches, celles de St-Jean de Tholômes, la Tour, les Gets, St-Laurent et Passeyrier ; dans le décanat de •
i Voyez Chartes inédites relatives à thistoire de la ville et du diocèse de Genève, recueillies par Edouard Mollet et publiées avec quelques additions par la Société éthistoire et ^archéologie, dans ses Mémoires et Documents. Genève^ 1862 (les Chartes ferment le XIV"» volume), p. 8. On trouve dans le même ouvrage d'autres pièces relatives au prieuré de St-Jean: A) sous la date d'Octobre 1263 un àc« cord intervenu entre Aymon, prévôt du chapitre de Genève etfr. Anserme, prieur de St-Jean, pour le mode de paiement à la prévôté ( en deniers, en chapons, en blé, en avoine et en noix) d'une censé de XLV sols, accord confirmé par Ayglier, abbé d'Ainay et chapelain du pape; B) en Mai 1301, un accord entre Amédée, comte de Genevois, et Barthélémy, prieur de St-Jean, au sujet des dîmes à percevoir sur la forêt de Ver, dans la paroisse de Gonfîgnon, Jbid p. 308; G) sous la date du 5 Mars 131 1| une sentence arbitrale intervenue entre le Chapitre de Genève et le prieuré de St- Jean. Ihid p. 370.
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Vuillonnex^ celles de Bardonnex^ Goofignon et Miozier ; enfîn^ dans révéché d'Aoste^ celle de Quars * .
Malheureusement qui terre a guerre a, dit le proverbe ; le pape nous l'avouerait encore, et les bénédictins de St-Jean les Grottes l'auraient bien avoué aussi avant la Réformation. En 1250, ils avaient maille à partir avec les chanoines réguliers de St-Ours, dans la vallée d'Aoste, au sujet d'une simple sépulture *.
D'ailleurs, ils furent de temps à autre honorés de témoignages positifs de considération et de gratitude. En 1227, Hugues, leur prieur, avait été appelé à déposer sur la manière dont Tévêque de Genève, Aymon de Grandson, remplissait ses fonctions épiscopales '. En 1340, Pierre de Droi-
^ Mémoires et documents publiés par la Sociélé et histoire et étarchéologiey Genève et Paris, 1845, t. IV, 2"*' partie, p. 88; Egb. Fried. von Mtllinen, Helvetia sacra, Bern, 1858. I*^ Th. S. 98 ; Chartes inédites, p. 9. Voyez, à la fin du présent vol, dans la note III, le § A, relatif aux revenus du prieuré.
^ Besson, Mémoires pour thist eccL des diocèses de Genève, etc. p. 96.
3 Spon, Hist, de Genève, t. Il, p. 410. Cet auteur faisait de Pierre de Sessons l'objet de l'enquête; mais dans une Notice qu'il a publiée au IV""^ volume des Mém. et Doc. de la Soc. éthist, p. 347, M. Edouard Mallet a prouvé qu'il s'agissait non de Pierre de Sessons, mais d' Aymon de Grandson.
44 n. LES COUTENTS.
sié assistait à une transaction entre Amé , comte de Genève, et Thomas, seigneur de Menthou * . Enfin, en 1449, le pape Félix V accorda à Guillaume, cardinal du titre de St-Marcel, administrateur perpétuel du prieuré de St-Jean, la permission de disposer par testament d'une somme allant jusqu'à concurrence de 5,000 livres tournois *, dût cette somme être prise sur les biens provenus de ses bénéfices ; et il le faisait en considération des services que le dit Guillaume avait rendus à l'Eglise *.
Le prieuré de Saint- Jean, hors les murs, ftil enveloppé dans la destruction que paraissait exiger la sûreté générale de Genève en 1534 *, et, lorsque la Réformation arriva, ceux des biens de ce prieuré qui se trouvaient dans les États du duc de Savoie furent donnés à l'ordre des saints Maurice et Lazare ^ . D'ailleurs, la destruction
1 Besson, ubi suprà.
3 Environ 150,000 francs en valeur actuelle.
3 Besson, u, s.
* Floumois, Extraits des Registres publics, 13-19 Septembre 1534.
^ Ce fut, parait-il ce qui eut lieu pour la commanderie de Compesière, qui appartenait à Tordre de St-Jean de Jérusalem depuis Tan 1270, où Aymon, évêque de Genève, en avait donné Téglise à cet ordre (Voyez Chartes inédites, p. 115), et qui, pensons-nous, dépendait du prieuré de St-