‹ Les édifices religieux de la vieille GenèveChapitre 32 sur 64 · LEUR NOMBRE A GENÈVE · texte numérisé non relu

LEUR NOMBRE A GENÈVE

« de desseins contraires ; c'est le dualisme chré- « tien, et voilà pourquoi les sujets grotesques paix raissent à côté des sujets nobles^ les figures « féroces à côté des figures pacifiques, et le pro- « fane à côté du sacré * . ».

Cette citation pa^îtra peut-être à mes lecteurs un préambule un peu long , un peu solennel en comparaison de la rareté des détails que j'ai à donner sur la structure de la plupart des édifices dont il me reste à parler, et j'en conviendrai volontiers. Toutefois elle m'a paru oftir des observations précieuses à connaître sur l'architecture des églises en général, et ces observations s'appliquent assez bien à l'ensemble de notre cathédrale, dont j'aurai à parler dans ma prochaine et dernière journée, pour qu'il m'ait semblé opportun de les transcrire ici.

Quel était actuellement le nombre des églises ou des paroisses de Genève avant la Réformation ? Nous en sommes instruits par un Accord perpétuel, est-il dit, passé, l'an 1420, entre les Citoyens, les Bourgeois et la Commune de Genève,

1 Sulp. Boiseerèe, Histoire et description de la cathédrale de Cologne, accompagnées de recherches sur ïarchitecture des anciennes cathédrales ( en français et en allemand). Paris et Stuttgart> 1833, in-folio.

Ikk III. LES ÉOLISBS.

d'une part, et Jean de Pierre-Qse, administrateur de l'évêché , d'autre part , afin que celui-ci conservât la souveraineté de notre ville, et ne l'abdiquât point entre les mains d'Ame VIII, comte de Genevois, qui venait d'être , trois ans auparavant, créé duc de Savoie par Tempereur Sigismond. Il y est effectivement fait mention des recteurs, des curés et des vicaires de sept paroisses, dont il donne les noms :

Ce sont les paroisses de Ste-Croix , autrement dit de la cathédrale, àe Ste^Marie lalSmve, que nous appelons aujourd'hui l'Auditoire, de Sto- Marie Madeleine, dont le nom n'a été qu'abrégé, de St'Gervais, de St-Germain, de St-Léger et de St-Fictor^

J'ai donc à parler maintenant des églises mentionnées sous ces divers noms, et je le ferai en suivant un ordre directement contraire à celui qui vient d'être indiqué. Mes lecteurs ne tarderont pas, sans doute, à en comin^endre le motif.

1 Spon, Histoire de Genève, t. I, pp. 75 et s. Preuves, t II, p. 134.

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