‹ Les édifices religieux, XVIIe, XVIIIe, XIXe sièclesChapitre 18 sur 84 · OT IJ · texte numérisé non relu

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peintures, d'un coloris brillant, ont été exécutées par Charles de La Fosse.

Au-dessus règne un attique, orné de douze médaillons circulaires, où se détachent des bas-reliefs sculptés, figurant des rois de France ; on remarque Louis le Débonnaire^ Clovis et Louis XIJI^ par Bosio. Ces sculptures modernes ont remplacé d'anciens bas-reliefs que le temps avait fort endommagés.

De Tattique partent vingt-quatre pilastres cannelés dont les chapiteaux supportent un entablement et une corniche. Cet ensemble est couronné par la calotte du dôme qui est couverte de peintures murales.

Entre des piédroits dorés et décorés de rosaces, s'encadrent les portraits des douze apôtres, œuvres pleines de vigueur et de franchise qui comptent parmi les meilleures compositions de Jean Jouvenet.

Charles de La Fosse avait été chargé tout d'abord de la décoration entière de l'édifice. Il avait déjà tracé de nombreuses esquisses et préparait un projet général dont les diflFérentes parties devaient s'harmoniser dans une même conception, lorsque d'autres artistes furent appelés à exercer leur talent sur les voûtes de l'église. La Fosse dut se contenter de peindre, avec les fresques des pendentifs, la vaste composition qui couvre la voûte de la coupole et qui évoque, dans un groupement pittoresque de personnages sacrés. Saint Louis offrant son épée à Jésus-Christ (PI. 28). Dans cette fresqae, d'un© ordonnance majestueuse et d'une belle ampleur, ce peintre a affirmé son style large et aisé, une inspiration heureuse, sinon fort originale, et un sens très exercé des grandes décorations murales.

Deux bas-reliefs, sculptés par Van Clève et par Philippe Magnier, ornent les baies qui s'ouvrent dans les murs du tran-

sept gauche : à gauche, Saint Louis portant la couronne d épines; à droite, Saint Louis touchant les malades.

Contre le mur du fond, se dresse le beau monument élevé à la mémoire de Turenne (PI. 29) . Ce mausolée avait été érigé d'abord à Saint-Denis, où se trouvait la sépulture du grand maréchal. Transporté, sous la Révolution, au Musée des Monuments français, il fut placé aux Invalides, par ordre de Bonaparte. Cette œuvre d'art, de belles dimensions, est composée de marbres de diverses couleurs. Le sarcophage est décoré d'un remarquable groupe en marbre qui représente Turenne expirant dans les bras de V Immortalité. Ce groupe, d'une noble inspiration et d'un mouvement pathétique, a été sculpté par Tuby, d'après un dessin de Le Brun.

Un bas-relief de Van Clève, rappelle la bataille de Turkeim. Deux statues de Marsy,qui symbolisent la Sagesse QtXdi Valeur, complètent cet ensemble artistique dont la riche décoration est digne du nom illustre qu'elle glorifie.

Un autre monument, d'une disposition analogue, mais d'exécution moderne, se dresse, en face du précédent, dans le transept droit. Élevé en 1842, par le sculpteur Etex,îl rappelle la mémoire également glorieuse de Vauban, aussi célèbre par ses savants travaux que par ses hauts faits d'armes. On sait qu'il encourut la disgrâce royale pour avoir, un des premiers, élevé la voix contre les lourdes impositions qui pesaient alors sur le peuple et qui devaient être une des causes de la chute de l'Ancien Régime. Ces différents titres de Vauban au souvenir de la postérité sont évoqués dans la statue sculptée par l'artiste qui a représenté le maréchal, un compas à la main, accoudé sur une pile de livres où on lit les titres des principaux ouvrages qu'il écrivit.

Le monument, terminé par une pyramide en marbre noir,

SAINT-LOUIS DES INVALIDES loi

autour de laquelle se déroulent des étendards en marbre blanc, ^st encadré de deux statues, du même sculpteur, qui symbolisent la Science et la Guerre.

Les murs du transept sont ornés de deux bas-reliefs : à gauche, Saint Louis ordonnant la construction des Quinze- VingtSy par Philippe Magnier ; adroite, la Prise de Damiette^ par Simon Hurtrelle.

Les chapelles, ménagées dans les angles formés par les bras de la croix, offrent des dispositions ingénieuses, rehaussées par une décoration luxueuse, parfois éclatante d'or et de moulures. Les arcades qui s'ouvrent sur les vestibules de communication sont ornées de bas-reliefs, enfermés dans des cadres rectangulaires, et de figures d'anges, sculptées dans des médaillons ovales.

Les murs, dans leur partie inférieure, sont divisés en travées, d'inégale largeur, par des colonnes, au-dessus desquelles règne un entablement et un attique que couronne une coupole.

Dans Tattique se détachent, en haut-relief, des figures de prophètes ou d'anges musiciens. L'attique et la coupole sont chargées de dorures et de motifs d'ornementation sculptés avec art, dans un goût très libre et très varié.

Chapelle Saint-Jérome. — Cette chapelle abrite un monument qui renferme les restes de Jérôme-Napoléon, roi de Westphalie. Le tombeau, en marbre vert et noir, est décoré d'une belle statue du prince, sculptée par Guillaume.

Contre une des travées se dresse un autel qui a été érigé à la mémoire de la princesse de Wurtemberg, son épouse. Une châsse de bronze renferme le cœur de la princesse.

Parmi les œuvres d'art qui décorent cette chapelle, on remarque surtout, sur l'attique, dans les deuxième, troisième et sixième travées, trois beaux groupes de prophètes, en plâtre

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