‹ Les éditions illustrées de RacineChapitre 20 sur 21 · A DIVERS TITRES · texte numérisé non relu

A DIVERS TITRES

n dehors de ces éditions ornées de gravures ou de portraits, il en est d'autres qui n'en sont pas moins précieuses soit par la correction scrupuleuse du texte, soit par la beauté des caractères et du papier. Ces deux conditions se trouvent réunies dans presque toutes celles qu'a données la maison Didot vers les premières années de ce siècle et qui suffiraient seules pour honorer ces illustres éditeurs.

1783. — Œuvres de Racine, édition imprimée pour l'éducation du Dauphin. Paris, impr. de Fr.-Ambroise Didot l'aîné, 3 vol. gr. in-40.

On en a tiré 200 exemplaires sur papier vélin, qui se vendent de i$o à 200 francs.

1784. Mêmes œuvres, chez le même, 3 vol. in-8°.

Reproduction exacte de la précédente sous un format différent, ainsi qu'il est facile de s'en assurer en comparant les exemplaires page à page. Elle n'a été tirée qu'à 350 exemplaires qui se vendent de 60 à 70 fr. Les 3 exemplaires tirés sur vélin sont très-recherchés; l'un d'eux a été acheté 505 fr. à la vente Solar.

1799. — Mêmes œuvres, chez le même, 5 vol. in-18. De 60 à 80 fr.

Il en a été tiré plusieurs exemplaires, devenus fort rares, en grand in-18 sur vélin, illustrés d'une manière fine, bien qu'un peu sèche, par Coiny; 120 francs en 1841, 151 francs à la vente Renouard.

Reproduite en 1807, ses clichés ont servi bien des fois depuis et jusqu'en 1830 pour le Racine qui fait partie des classiques français publiés par Lecointe.

181 3. — Mêmes œuvres. Paris, P. Didoi:, 5 vol. in-8°. Le texte et le papier sont de toute beauté.

181 3. — Mêmes œuvres, avec les variantes et les imitations d'auteurs grecs et latins, publiées par Petitot, chez Nicolle et Belin, 5 vol. in-8°.

181 3. — Théâtre complet de Racine. Parme, de l'imprimerie de Bodoni. 3 volumes grand in-folio, papier vélin.

Un des quatre classiques français imprimés par ordre de Joachim Murât, qui était alors roi de Naples.

Bodoni étant mort pendant qu'on exécutait cette magnifique édition, ce fut sa veuve qui la termina. Estimée à 275 fr. au moment de la mise en vente, elle a baissé peu à peu. Un exemplaire a été vendu 136 fr. à la salle Silvestre en 1820 et un autre 34 fr. à la vente Boutourlin.

1824. — Œuvres complètes, avec de nouvelles notes et des études sur Racine, par Aignan, sous la surveillance de Tissot, 6 vol. in-8°. Dupont et Bossange.

Cette édition reoroduisant en partie le travail de A. Martin, celui-ci a pu la compter pour la troisième de celles qu'il a publiées. On en a tiré 25 exemplaires sur papier vélin, qui se vendent 60 ou 70 fr.

1838. — Les mêmes œuvres, précédées d'une notice, par L.-S. Auger, 2 vol. gr. in- 12. Lefèvre.

1867. — Théâtre complet, édition variorum, 1 vol. in-18 jésus. Charpentier, 3 fr. 50 c.

1871. — Œuvres complètes et posthumes, 8 vol. in-32. Pion; classiques du Prince impérial.

a cine a été plusieurs fois traduit dans la plupart des langues de l'Europe. Au nombre des traductions particulières de chacune de ses pièces, on peut citer celle de la Thébaïde en hollandais : Thebaïs of Vyand lyke Broeders. Leiden, Wed Prins, 1680, in-8° de 72 pages.

Dans la même langue, Alexandre a été donné sous ce titre :

Alexander de groote, Treuspel, door A. Bogaert. Amsterdam, J. Lescailje, 1693, in-8° de 64 pages.

La traduction de cette même tragédie en langue allemande est intitulée : Alexander der grosse, ein trauerspiel aus dem Franzôsischen des Racine tibersetzt, sans date ni lieu, in-8°.

L Alexandre et le Britannicus, Londres, 1714, in-8°, ont été traduits en anglais par Ozell, qui donna aussi,

l'année suivante et dans le même format, la comédie des Plaideurs, The Litigants, a comedy, translated by M. Ozell, London, 171 5, in-8°.

Une autre traduction anglaise de Britannîcus parut en 1803, en vers non rimes : Britannicus, a tragedy in flve acts, translated from the french of Racine, with a critical préface, by sir Brooke Boothby, baronet, London, Stokdale.

Cette pièce a été aussi traduite en espagnol :

Britannico, tragedia de Juan Racine, traducida del francès por don Saturio Iguren (Juan Figueras). Madrid, don Gabriel Ramirez, 1752, in-8° sur parchemin.

Andromaque a eu les honneurs de la poésie italienne :

\JAndromaca, tragedia del signor Racine, transportata del franceze in versi italiani, par L. Riccoboni. Paris, J.-B. Lemesle, Pierre Delormel et François Flahaut, 1725, in-8°.

Elle a paru en prose dans la même langue : Andromaca, trajedia, tradotta dal franzese di M. Racine. In Bologna, per il Longhi, sans date, in-îïty.

Une traduction anglaise de la même tragédie, dont Voltaire a fait l'éloge, est de Philipps et a pour titre : The Distrest Mother... 171 2, in-12; elle a été rééditée en 1749 sous le même format.

La traduction espagnole de cette pièce a pour titre • El Astianacte, tragedia nueva. Por otro titulo : Al amor de madré no haj afecto que le iguale. Por D. Joseph Complido (D. Pedro de Silva i sarmiento, frère du marquis de Santa- Cruz), con licencia. En Madrid, en la imprenta de D. Gabriel Ramirez, 1764, in-8°.

Baja\et a été traduit en vers espagnols de différentes mesures vers la fin du xvme siècle. El Bqyaceto, tragedia en très actos. Barcelona, por Carlos Gibert y Futo, impresor y librero, in-40.

Et en vers allemands : Baja\et, treurspel, door J. Nomsz. Amsterdam, D. Klippink, 1771, in-88.

On a de la même langue une version de Bérénice : Bérénice, treurspel. Amsterdam, A. Magnus, 1864, in-8° de Yin-63 pages. Elle est en vers et porte cette devise sur le titre : In magnis voluisse sat est.

Cette pièce a été encore traduite en prose talienne : Bérénice, tragedia di M. Rasino, tradotta e rappresentata da'sig. Cavalieri del collegio Clementino in Roma nel carnovale delF anno 1694. Rome 1699, in-12.

Les Plaideurs ont paru en allemand sous ce titre : Die Rechtenden oder die Proces^sù'chtigen. Ein Lustspiel des Herrn von Racine. Im Jahr, 1753.

Et en hollandais sous celui-ci : De Pleiters, blvspel. Amsterdam, A. Magnus, i69),in-8° de vm-63 pages. Cette traduction en vers est de A. Bogaert, dont le nom se trouve à la dédicace.

Milhridate, traduit en italien par J.-B. Richeri, Gènes, 1740, in-8°, Ta été aussi en allemand, par J.-J. Witter. Strasbourg, 173), in-8°.

Phèdre, traduite en italien par P. -A. Cronato, in-8°, sans lieu ni date, l'a été en vers allemands par Schiller, Tùbingen, 1805, in-16, avec le texte français en regard, et en prose, par J.-Chr. Brôstedt, ainsi que Mithridate, Iphi génie et Baja\et, Leipzig, 1756, in-8°. Enfin F. Ryk en a donné une version hollandaise, en 1683 . Amsterdam, in-8°.

Il y en a aussi une traduction anglaise : Phedra, a tragedy translated from the french of M. de Racine. London printed for and sold by Bell, 1776, in-8°.

Iphigénie a été traduite en castillan sous ce titre :

Iphigenia, tragedia de M. Racine, traducida del idioma francès, en castellano, por A.-X.-P. de V. E. En la imprenta reaide la Ga^eta, 1768, in-8°.

En vers espagnols assonants sous celui-ci : Comedia nueva : El sacrijicio de Ifigenia. De cinco jornadas. Por D. Joseph de Canizares. Barcelona, 1756, in-40.

8o LES EDITIONS ILLUSTREES DE RACINE.

En vers espagnols hendécasyllabes sous celui-ci : Ifigenia en Aulis, tragedia original en très actos, refundida del griego y del francès, y acomodada al teatro espafiol, por D. Francisco de Paula Diaz. Madrid, en la imprenta de Vega y compania; 1819, in-18.

En vers italiens sous celui-ci :

Ifigenia (1') di Racine, recata in versi italiani, da H. Buttura. Parigi, Didot majore, 181 5, in-8°.

Voltaire cite quelque part Vlfigenia de Lorenzo Guarresi, publiée à Arezzo en 1750, in-8°.

Il y a encore une traduction italienne de cette pièce donnée à Venise en 1799, in-8", par Placide Bordoni.

Il existe de cette pièce deux traductions hollandaises : Iphigenia in Aulis..., door J. Dullaart, 1679, et encore : Iphigenia, treurspel, Amsterdam, A. Magnus, 1683, in-8°; celle-ci est en vers.

Esther a été traduite en allemand par J.-Chr. Brœstedt. Lunebourg, 1745,^-8°, et en langue hébraïque rhythmée, par J.-J. Rapport. Vienne, 1827.

Une traduction de cette pièce en vers hollandais a été donnée par Ryk.

Il parut même, en 1774, une tragédie provençale intitulée La reine Esther, que l'on vient de reproduire l. Écrite en patois contadin par le rabbin Mardochée Astruc, elle fut augmentée et perfectionnée par un autre rabbin, Jacob de Lunel, qui, malgré son nom, était de Carpentras. C'est à la bibliothèque de cette dernière ville que s'était précieusement conservé jusqu'ici l'exemplaire unique de cette pièce réellement curieuse par les détails originaux qu'elle fournit sur la situation des Juifs en Provence au xvne et au xvme siècle. Parmi les anachro-

1. La reine Esther, tragédie provençale de 1774, avec introduction et notes par Ernest Sabatfaier. Nîmes, A. Catalan, 1877. Petit in-8° de XLI-8j pages (tiré à 300 exemplaires).

nismes dont elle abonde, il faut citer le passage où il est question d'un marquis :

Per témoin, mousu lou marquis Que s'es trouva ou cor de l'armade.

Il n'y a, bien entendu, qu'un rapport fort éloigné entre rélucubration des Juifs de Carpentras et la délicieuse élégie de Racine.

Les plus nombreuses traductions furent celles d'Athalie; elle a été donnée en hébreu sous le nom de Gesa Isai, par Meir Litteris. Vienne, Ant. de Schmid, 1835, in-8°. Elle a été traduite en italien par Paolo Rolli. Roma, Pagliarini, 1754, in-8°; envers espagnols :

Athalia, tragedia de Juan Racine, traducida del francès en verso castellano, por D. Eugenio de Llaguno y Amirola. Madrid, D. Gabriel Ramirez, 1754, in-8°.

Il existe de la même pièce deux traductions anglaises : Athaliah, a tragedy, translated by J.-G. Knight, London, 1822, et Athaliah, a sacred drama,- translated by Charles Randolph, London, 1829.

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