‹ Les Eglises de JérusalemChapitre 16 sur 60 · PeregrinaUio, p 76 et alibi passim · texte numérisé non relu

PeregrinaUio, p 76 et alibi passim

LA LITURGIE DE JiIkUSALKM 67

lorimiU's précises, où l'àme parlait à Dieu, et duiis hi- (|iielle Dieu se révélait parfois à l'àme parTinspiration.

Cassien nous dit que quand les solitaires se réunissent pour réciter l'office, tout le monde garde le plus profond silence, et, dans cette multitude de frères, on n'entend que celui qui se lève pour réciter les psaumes; il semble que l'église est déserte. A la fin de la prière surtout, aucun gémissement, aucun bruit, aucune parole ne trouble les assistants et ne couvre la voix du prêtre qui récite l'oraison. Saint Benoît parle aussi de cette oratio comme d'une prière libre ; il demande qu'on ne la prolonge pas outre mesure, et qu'on l'abrège surtout dans la réunion des frères*.

Au sujet de ces hymnes, des leçons, des oraisons, Silvia fait la même réflexion que lui avaient inspirée les psaumes antiphonés ou répondus ; toutes ces prières étaient parfaitement appropriées à l'objet de la fête : Illud aiitem hic aiite omnia valde gratum fit, et valde meniorabile ut semper tam kymni quam

i. Cassien, /nsiïL, II, c. vu etc. x. Saint Benoît, iîe^u/a, cap. xx : « Et ideo brevis débet esse et ptira oratio; nisi forte ex affectu inspirationis divinœ gratiœ protendatur. In conventu tamen omnitio brevietur oratio, et facto signa a Priore omnes pariter surgant. » Onpeutciter encore saint Augustin, ep. CXXX. On voit par saint Paul, I Cor. xiv, qu'il était interdit aux femmes de prendre la parole dans celte circonstance.

antiphonœ cl loctionei^, necnoii etiam orationes taies

pronunciationes habent ut et diei qui celebratur et

loco inquo agitur aptœ et coîive?iientes sunt semper.

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