LE DIMANCHE DES RAMEAUX ET LA SEMAINE SAINTE
Celait une fête solennelle pour l'Eglise de Jérusalem que celle du dimanche qui précédait la Pâque. Nous savons par un autre document que les moines de la Laure de Pharan, à deux lieues de Jérusalem, qui, au lendemain de la fête des Lumières, partaient pour le désert, s'en revenaient à leur monastère pour le dimanche des Rameaux \ Les offices du jour et de la nuit se font comme les dimanches ordinaires, à l'Anastasie, à la Croix et au Golgotha.
Le matin à la fin de l'office, avant de renvoyer la foule, l'archidiacre dit: « Demain àNone, réunissonsnous dans l'église du Martyrion (Golgotha) ; mais
1 . Cyrille, in VitaS. Euthymii. Acta SS. 20 janvier, I, 668. Celte fête des Lumières est 1 Epiphanie, et non, comme l'a cru Gretser et quelques autres avec lui, la Purification. S. Grégoire de Nazianze appelle lEpiphanie Ta ol-;i% oioz'x. Cf. aussi le mémoire de Schultze, de festo sanctorum luminum. Haie, '1778, et plus haut, p. Ti. Sévérien de Gabala, dans un sermon prononcé à Jérusalem pour la fête des Lumières, parle aux fidèles de la génération temporelle de Notre-Seigneur. Sermones, éd. Aucher, homiiia 1».
92 LA LITURGIE DE .léRUSALEM
dès aujourd'hui à la septième heure (une heure après midi) tenons-nous prêts *. »
La messe des fidèles a lieu dans l'Anastasie comme d'ordinaire. A l'heure indiquée par l'archidiacre, tout le peuple se réunit à l'église du mont des Oliviers, in Eleona. On chante des hymnes, des antiennes, des leçons appropriées au lieu et au temps. Cet office, qui paraît se composer des mômes éléments que celui des vigiles, ne répond à aucun de nos offices liturgiques actuels. Il était sans doute particulier à Jérusalem, c'était une préparation à la cérémonie des Rameaux. Il était suivi presqu'immédiatement d'un autre office que l'on célébrait à l'église de V Imbomon, et qui se composait, comme le précédent, d'hymnes, d'antiennes, de leçons et d'oraisons appropriées aux circonstances. A la onzième heure (cinq heures du soir) on lisait dans l'Evangile le récit de l'entrée du Christ à Jérusalem ^. L'évêque çort alors de l'église, suivi du peuple, qui chante des hymnes et des antiennes ac-