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Les églises de la Terre sainte, p

LES EGLISES DE JÉRUSALEM Id

Or il est certain, et le fait est reconnu par les archéologues presque sans exception, qu'après les reconstructions etles restaurations entreprises par l'abbé Modeste, il y avait sur le Calvaire trois églises distinctes: celle du Golgotha, et la basilique avec l'édicule de l'Invention de la Croix '. C'est donc une nouvelle preuve qui confirme le récit de Silvia.

Au sud du Calvaire, sur la montagne de Sion et dans l'enceinte de la ville, Silvia mentionne une église au-dessus de l'emplacement qu'avait occupé la maison de saint Marc. C'était le cénacle, lieu vénéré par tous les chrétiens, comme témoin du mi-

1. Il y avait même une quatrième église, celle de la Vierge. Cf. de Yogiié, /. c. p. 148 et sui;^. Les textes sont très formels sur ce point, et l'un des voyageurs les plus voisins du temps de 3Iode;te, Arculphe, donne môme un plan des quatre églises. Malgré tous ces témoignages, M. Mansurov soutenait, récemment encore, que Modeste n'avait reconstruit qu'une seule église renfermant tous les souvenirs du Calvaire. Mais son système nous paraît manquer de toute base sérieuse. Cf. Die Kirche des heil. Grabes zu Jérusalem, 1888, et Die BasiUka Kaiser Consta Uin's. Citons en particulier le texte si formel de la lettre d'un moine de Saint-Sabas, Antiochus, « "Avr/'EipE /.aï to'j; è;ji-pT,!76£v-a; jîoaa-

Koavtov, xa; TT,v àvîav ajTOj 'AvxîTai'.v, /.at tÔv -î-tov oTxov Toj t'j;jl(o'j Ztxjooù ». Apud Migne, Pair, ijr., t. LXXXIX, col. 1427, et aussi les annales d'Eutychiusdans le même sens, Palrol. gr., t. CXI, col. 1083. On remarquera que ces textes prouvent même pour l'époque antérieure à l'invasion des Persos.

racle de la descente du Saint-Esprit sur les apôtres. La tradition la considérait comme la plus ancienne de toutes les églises, la mère des églises, selon le mot deA'^irgile, un pèlerin du v*" siècle, qui la place à deux cents pas du Golgotha et dit qu'elle fut fondée par Notre-Seigneur lui-même et par les apôtres * . On l'appelait encore V église des apôtres. Saint Epiphane nous dit qu'elle était antérieure aux temps d'Hadrien , c'est-à-dire au commencement du ii^ siècle ^ C'est dans cette église que fut enseveli le corps de saint Etienne, trouvé par Jean, évêque de Jérusalem au IV* siècle ^ On y conservait aussi la colonne de la flagellation qui, en 333, était encore dans la maison de Caïphe ou église de Sainte-Eusébie, et qui au temps de Silvia avait été transportée dans l'église de Sion '*. Il est probable, comme le pense M. deVogiié,

1 . Cardinal Pitra, Analecta sacra, t. V, p. 120. Voyez ce que nous disons plus loin de ce document. Cf. Theodosius, De Terra sancta, apud liinero et descriptiones de Tobler, I, 65.

2. De ponder. et mens , c. xiv. S. Cyrille de Jérusalem nous en parle aussi longuement. Migne, Palrol. gr., t. XXXIII,

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