Ibidem
3L'tconograpl)te De U catl)éîïrale tie Idotô^e-SDuc. 309
On remarque ensuite les types du Christ livré à ses ennemis. Une série de sept chevaliers représentent la suite de la Passion d'une manière symbolique. Trois chevaliers, sans armes, apparaissent vis-àvis de quatre autres, qui portent le glaive. C'est Triphon en face de Jonathas et leurs compagnons respectifs. Triphon, accompagné de trois soldats, avait invité le grandprêtre Jonathas à Ptolemaïs. A peine celuici fut-il entré dans la ville, que Triphon et
ses soldats se jetèrent sur le grand-prêtre désarmé et le tuèrent avec ses deux compagnons. Les sept chevaliers des frontons en question correspondent bien aux personnages de cette scène, telle qu'elle a été reproduite dans la Biblia Paupertim (').
Le dernier personnage, le grand-prêtre Jonathas, désarmé et revêtu d'habits plus précieux que ses compagnons, est le mieux reconnaissable.
II serait superflu d'insister sur le rapport
Fig.
Chapelles absidales Nord.
intime, qui existe entre la trahison et les souffrances du grand-prêtre Jonathas et celles de l'Homme-Dieu.
' Les groupes dont nous venons de parler, favorisent spécialement notre interprétation, qui voit dans les scènes qui suivent, la fin de la Passion du Christ.
Dans le vingtième fronton, une jeune fille, richement vêtue, et un musicien adroite, sont assez nettement conservés. La jeune fille porte un collier de perles et un vase sur l'épaule (fig 17). C'est sans doute Marie- Madeleine, que l'on aime à figurer
avec le vase d'onguent. Le musicien ou ménétrier à côté d'elle accompagne le cantique d'amour douloureux qu'elle chante en cherchant son bien-aimé enseveli.
Le Christ mis au tombeau est encore, nous semble-t-il, symbolisé par deux jeunes hommes, l'un imberbe, l'autre portant une petite barbe. Souvenons-nous, que nous sommes à la fin de l'histoire de la passion et que Joseph, jeté dans le puits par ses frères et pleuré par Ruben, est d'après les Saints Pères et la Biblia Pauperum l'image