V. ibid , 1904. p
8. V. ibid,, en I90i,p. 52. — Celle encore de J. Helbig, ibid. 1902, p. 46. — E. Muniz, 1900, p. 18 el A. Benêt, 1887, p. 195.
dique et dont nous avons signalé les principaux en notes. La Revue de l'Art chrétieti reste une source de documents pour tous les chercheurs qui voudront donner un corps à leurs étude* spéciales sur des objets ayant trait à l'art religieux.
Comme l'Eglise d'Orient et l'Eglise d'Occident ont une origine commune, l'étude des deux liturgies ne peut que se compléter l'une l'autre. Aussi l'auteur a-t-il eu raison de traiter simultanément des ornements en usage dans les deux églises.
Il a donné de grands développements à son sujet; son livre ne comprend pas moins de Soo pages, d'une lecture aisée, grâce à une division méthodique de la matière.
Le P. Braun nous fait connaître l'origine, l'évolution de la forme, la matière, l'usage, la couleur de chaque objet en particulier.
1 es vêtements liturgiques inférieurs font l'objet d'un premier chapitre, lequel comprend en des paragraphes successifs l'étude de Vamict et de ses prototypes, Vhuméral et le superkuwéral, au i. fanon », de Vaiibe occidentale et de la tunique orientale, du « cingulum » ou ceinture, du « sub-cinctorium », du rocJiet et du surplis. Un deuxième chapitre traite des vêtements liturgiques supérieurs, la chasuble, la dalmatique, la ttinicelle,\?^ pluviale ow chape.
Un troisième chapitre a pour objet les vêtements des mains, des pieds et de la tête ; les chaussures et les gants pontificaux, la mitre, la tiare, \&pileolus et la birette y sont successivement examinés.
Les insignes sont passés en revue dans un quatrième chapitre, notamment le manipule, Vétole, le pallium, le rationale.
La symbolique, la signification mystique, les couleurs et la bénédiction des vêtements liturgiques font l'objet d'un cinquième chapitre. Enfin, dans une dernière division, les vêtements liturgiques sont examinés dans leur développement historique.
Un mot sur la méthode. Dans ses descriptions, l'auteur prend comme point de départ la forme actuelle: «l'ornement, tel que nous le voyons de nos jours, dit il, n'est pas le résultat du hasard, mais d'un long développement. Celui qui veut instruire le procès de cette évolution fait bien de se rendre compte avant tout du résultat de cette évolution ».
A noter le chapitre si délicat de la symbolique. L'auteur y fait une remarque judicieuse. Bien
5Rebue De T^rt chrétien»
des significations mystiques, dit-il, furent attribuées après coup à des ornements qui n'eurent pour origine qu'une nécessité quelconque : on doit donc bien se garder de trouver partout des symboles si l'on ne veut tomber dans le ridicule.
La table bibliographique publiée en tête du volume et mentionnant plus de 200 ouvrages ou documents historiques, prouve que l'auteur ne s'est épargné aucune peine pour rendre son œuvre aussi complète que possible.
Les 316 illustrations, la plupart inédites, nous mettent sous les yeux des spécimens de ce que l'art du peintre, du tisseur et du brodeur ont produit en ce genre de plus beau dans les siècles passés.
Puisse le livre du P. Braun contribuer quelque peu à relever un art tombé si bas hélas ! de nos jours; et rendre aux cérémonies augustes de nos autels, en les faisant mieux connaître, quelque chose de leur splendeur d'antan.