De Trinit., lib. VI, oh. II, p. 1731 Migne
2. P. Clemen. Die rheinischevnd dit IVest/àlische A'uHsl aii/der tunslhislorische/i Ausslellutig zu DiisseldorJ. Cette publication, p. 2, renferme une vue de ces vantaux.
aux yeux des archéologues, la plus grande valeur : l'antiquité, la rareté, la richesse surabondante de l'imagerie.
Les 24 panneaux historiés qui constituent la parlie essentielle et capitale de leur décoration, sont presqu'entièrement consacrés à la vie du Christ.
Bien qu'ils se prêtent à d'intéressantes remarques, au point de vue iconographique, témoin le bas-relief reproduisant l'agonie de Jésus à Gethsémani, sujet rarissime à l'époque romane, je ne m'arrêterai pas à les étudier, le titre de cet article m'en dispensant, et je me contenterai d'examiner de suite, la scène de la Pentecôte.
Elle est d'ailleurs digne de la plus grande attention, en raison même de la façon étrange et insolite adoptée pour rendre ce sujet.
Autour d'un personnage debout, douze autres sont assis (i) et sur la tête de chacun de ces derniers voltige cette flamme en forme de langue de feu dont parlent les Actes des Apôtres (2). Le personnage debout est évidemment le Christ (3). Sa tête est entourée d'un nimbe crucifère ; de la droite il paraît bénir, pendant que sa gauche supporte un livre.
A prime abord, la composition de ce groupe évoque dans l'esprit, la fameuse entrevue du Christ avec ses Apôtres, narrée par S. Jean au chapitre XXI de son Evangile. Il semble que le Sauveur après avoir salué les siens et leur avoir montré ses plaies (■*), leur communique le St-Esprit ; mais les langues de feu qui appartiennent en propre à la manifestation solennelle du Paraclet dans le Cénacle et en particulier, la place même occupée par notre bas-relief dans le vantail, s'opposent à pareille interprétation.
1. Ils sont groupés sur deux rangs, par six, de chaque côté du Christ. Ceux qui sont en avant portent des livres. Cette sculpture est quelque peu fruste.