‹ Les églises de l'abbaye de SilosChapitre 94 sur 130 · Ch. II, versets i · texte numérisé non relu

Ch. II, versets i

3. Aux hautes époques, le St-Esprit a en effet toujours été représenté sous la forme d'une colombe : plus tard, au XIII» siècle avancé, l'ait s'est plu à lui donner la forme humaine mais rarement.

4. Et haic livoris signa sempiterna, margaritae victoris et splendida nostrae, quain atlulit, pacis ornamenta vel testimonia sunt. Nam poterat quidem virtule, qua resurrexit, et de vere mortuo corpoie, vivum in verilate reddidii, clavorum et lance.TS penitus exsliri)are vel explanare vestigia ; sed servanda erant et oculis paternis decentia Filium Dei charitatis et obedientias signa, veneranda nostr.t causse patrocinia, nostrique amoris îeterna incitanienta et horroris intptorum perpétua incendia. » Rupert. Comment. inJo:in., lib. IV, col. 809. Migne, tome CLXIX. L'occasion s'y prêtant, il était bon d'indiquer pour quelles raisons les vestiges des blessures du Christ sont restées visiblement imprimées sur son corps.

Mélanges.

Il semble plutôt que dans une composition unique, l'artiste a %-oulu fondre les éléments constitutifs des deux grands faits de l'histoire religieuse mentionnés ci-dessus.

Telle était ma pensée, lorsqu'un passage de l'abbé de Deutz est venu me confirmer dans cette manière de voir, en expliquant ce problème iconographique de la façon la plus heureuse.

« Hoc primum, je cède la place a Rupert, et magis necessarium est Spiritus Sancti datum ; scilicet in remissionem peccatorum. Nam aliud datum est quo die Pentecostes idem Spiritus Sanctus est in diversarum ornamenta gratiarum ; hoc omnibus jequaliter detur, ut baptizati a peccatis omnes justificemur ; iliud dispari gratia distributum est, opérante in singulis eodem Spiritu et dividente prout vult(Eph., V). Sicutenim non solum a Pâtre, sed etiam a Filio Spiritus Sayictus procedit, sic non seinel sed bis pro diversis effectibns dari illuni opportuit. A Filio namque in remissionem peccatorum procedit, sicut evangelista manifeste hoc verbo expressit, dicendo : insufflavit et dixit eis : « Accipite Spiritum Sanctiim. > Nam insufflavit, id est de seipso procedenie dédit ('). A Pâtre autem quod procédât, astruere opus non est, unde nec Gra;corum aliquis dubitare solet, licet de Filio non illum procedere quidam illorum dixcrint (==) >

Qu'ajouter à ce texte si nettement décisif! L Esprit-Saint a donc été donné deux fois : la première, par le Fils, ainsi que le chapitre XXI de S. Jean nous le fait savoir ; la seconde, par le Père, au jour de la Pentecôte.

En représentant cette seconde venue du Paraclet, l'imagier a certainement entendu remémoier la première et par une combinaison aussi ingénieuse que subtile, indiquer en plus, la procession de la troisième personne de la Ste Trinité, «Oui ex Pâtre Fioque procedit >.

Paul MayEUR.

1. Bruno de Segni, de son côté, tient un raisonnement fort analogue : « Et fortasse ideo insufflavit ut per hoc intelligamus 'irmiterque credamus, quia Spiritus sanctus, sicut a Pâtre, ita et ac ipso procedit. > Comment, in/oart., pars III, lib. XXI. 001.595. -Migne,

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