‹ Les églises de l'abbaye de SilosChapitre 97 sur 130 · I. Voir Revue de l' Arl chrétien, année 1507, p · texte numérisé non relu

I. Voir Revue de l' Arl chrétien, année 1507, p

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cours ouvert pour le palais de la Paix de La Haye ; il a élevé les églises de Marcinelle et de Châtelet.

Nous avons remarqué les beaux plans d'église de M. W.te Riele, notamment de celle d' Almelo, à la tour superbe, d'un beau jet, à plan original

trilobé. M. te Riele a adopté le plan majestueux, aux croisillons de transept arrondis, qui caractérise le style rhénan, et ses belles absides du transept offrent, comme celle du chœur, de vastes lanternes éclairées par des lancettes gigantesques, à l'instar des absides brabançonnes. Les

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Église paroissiale d'Almelo. (Architecte W. te Rikle).

nefs sont couvertes de voûtes à nervures entrecroisées, caractéristique de l'école du Nord. Son œuvre, d'une allure élégante, est toute pétrie des meilleures traditions régionales.

M. Carette a présenté en photographie de nombreuses restaurations d'églises. MM. L. Verstraete, G. Van den Broeck, Hoste, Valcke

Charels, Depauw et Jos. Vierin, ont exposé d'excellentes constructions de second ordre. Pittoresques et économiques sont les constructions rurales de M. L. Verstraete. M. Goethals avait produit quelques spécimens de son talent consommé. M. G. Van den Brouck, de Bergues, présentait les photographies de constructions usi-

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nières empreintes de style et de bon goût. Délicieuses sont les villas côtières de M. Vierin, qui a le grand mérite d'avoir imprimé le cachet du terroir aux nombreux- et pittoresques cottages qui se multiplient dans les nouvelles plages belges. Il a trouvé la formule de la villa flamande, qu'il a substituée aux chalets de fantaisie qui pullulent malheureusement depuis La Panne jusqu'à Knocke. Au chalet il a substitué la vraie maisonnette flamande, issue de la cabane

rustique, et lui a imprimé un charme exquis, dans un mélange de confort, de bonhomie et de pittoresque. Signalons aussi la jolie maison communale de Zeebrugge.

Ameublement et sculpture.

Deux tendances étaient représentées dans l'exposition du mobilier, l'une par M. J. Blanchaert, l'autre par M, Lelan-De-Clerck.

Maison de M""-' Van Severen, à Ruysselede. (Archiiecie M. H. Van een Bf olc!%e.)

Le premier s'attache à appliquer la formule gothique aux besoins modernes. Ses meubles, d'un style médiéval pur, sont aussi confortables que peut le rêver la plus pratique des maîtresses de maison ; ils sont d'une technique saine, et plaisent par leurs combinaisons essentiellement rationnelles. Ceux de M. Lelan, dessinés par M. J. Vierin, sont d'un modernisme plus libre, en même temps que d'un style bien flamand. Aux principes de Saint-Luc, l'artiste a pris la logique

de sa construction ; aux idées courantes du jour, il s'est plié avec souplesse même dans ses fantaisies de nouveautés. Il faut admirer ce que l'école a mis de sagesse et de bonne technique dans le mobilier à tendance : « esthétique. » Ajoutons que nous avons vu à une exposition ouverte à Tournai en même temps que celle de Gand, un mobilier a rapprocher de celui du maître courtiaisien, et digne d'être signalé pour son modernisme mêlé de style traditionnel. C'était un

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salon en acajou rehaussé de cuivre repoussé, dû à un ancien élève de l'Ecole St-Luc, monsieur Maurice Noé.

La sculpture prenait à l'exposition une place importante, surtout la statuaire d'église. L'impulsion donnée par le maître, feu Jean Béthune, est rappelée par un délicieux petit autel domestique, appartenant an C'"^de Hemptinne. Dessiné

par Béthune, il a été taillé dans le buis par Léopold Blanchaert; maître et élève y mêlent étroitement leurs talents. Il représente en cinq groupes de bas-reliefs, l'histoire de la Passion du Sauveur, sous un baldaquin richissime en ses lignes régulières. A ceux qui prétendent que Béthune fut un copiste du moyen-âge, nous conseillons d'étudier cette œuvre profonde où éclate la personnalité d'un maître.

Retable de la chapelle domestique du C^^ de Hemptinne, sculpté par M. L. Elanlhaert

Blanchaert y a suivi docilement, humblement, la conception de ce dernier. Mais nous le trouvons lui-même, entièrement libre, avec sa propre personnalité, dans d'autres œuvres, où se révèlent les mêmes principes avec un autre sentiment. Ainsi dans le retable de S'Heeren-Elderen-lez- Tongres, il a taillé des madones, empreintes de majesté et de grâce, d'une infinie délicatesse d'expression, réunies dans un retable richement

doré et polychrome, éclatant comme un reliquaire d'or et d'émail, d'une puissance décorative étonnante, et ravissant par la noblesse et la tendresse des expressions.

Nous ferons connaîtie bientôt l'ensemble des oeuvres de M. Rooms et de M. de Beule. Un collaborateur distingué nous a promis une étude sur ces artiste;;. Le premier montre avec quelle maîtrise, il sait satisfaire aux convenances multiples

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de sa clientèle, en exposant un retable en style du XVI^ siècle, à côté d'un autre, respirant le style sévère du XIV«.

Le premier est superposé à une prédelle joliment peinte par M. Fr. Coppejans. Les figures en sont correctes et distinguées, le groupe fort mouvementé et vivant.

Le riche autel de l'abbaye de Termonde attirait l'attention spéciale du public, œuvre hors

pair, par le caractère et la grandeur. Il est taillé dans un albâtre diaphane et veiné ; c'est impressionnant et puissant, mais la grande valeur de la forme sculpturale se perd, à distance, dans l'effet des transparences lumineuses. C'est néanmoins une œuvre marquante, un des chefs-d'œuvre de Rooms. Nos lecteurs connaissent cet artiste, qui a sculpté dans l'ivoire le beau S. Etienne offert naguère par ses amis à M. E. Mortier, et que

Retable de l'église Sainte-Waudru, à Mons. Sculptuie par M. R. Roows ; peinture par M. Fr. Cor

nous avons naguère reproduit ('). Il a fait encore la statue en bronze de saint Michel, destinée à orner un pont monumental construit à Gand d'après les plans l'écrivain de ces lignes.

Beaucoup de délicatesse et de sensibilité se dégage du beau crucifix en ivoire exposé par M. Mathias Zens.

M. De Beule est le maître le plus fécond et le plus original de l'Ecole de Gand ; son tempéra-

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