‹ Les églises de l'arrondissement d'YvetotChapitre 13 sur 36 · eiLtrémité des longues et belles a · texte numérisé non relu

eiLtrémité des longues et belles a

^^^^estrémité des longues et belles avenues du cliAti^ii ' Thtbermesnil, on voit se dresser la haute tlëche noire deSaint- Marlin-de-Vibeuf. Cette église, qui fut toujours seigneuriale, a conservé jusqu'à ses dernières années les traces de la suzeraineté patronale des châtelains de Lindebeuf et de Tbibermesnil. Haisen rebâtissant l'église on a fait disparaître ce dernier vestige de la puissance féodale, ce dernier acte de proleclioii esercé par tes La Ferlé et les de La Myre, les bienfaisants châtelains de cette contrée. Sans l'histoire on ignorerait sQssi tous les procès dont ce champêtre édifice fut la cause, querelle stérile que suscitèrent les seigneurs de Baulot, du Plessis et du Pont-Trancard ^.

A présent tout a fait silence excepté la prière qui seuleest en possession de celte maison de Dieu. Les bons habitants de Vîbauf, animés de cette ferveur des constructions religieuses qui s'est emparée des populations environnantes, viennent de renouveler leur église k peu près de fond en comble. Malheureusement ils n'ont fait que de la bâtisse et non de l'architecture. La nouvelle église est une longue ligne de silex et de briques rouget, semblable k une grange ou k une maison bourgeoise. Le clocher, placé au portail et exécuté par M. Comble, d'Vvetot, est d'un assez bon efl'et.

La dépense, estimée d'abord k 7,700 fr, , montera probablement jusqu'à 10,000 fr. La fabrique verse 3,000 fr., la commune 1,000, et une quête paroissiale a produit 3,000 fr. il, 1. l-, p SSe " Ibid , p. 274 cl 73».

M. l'abbé Legrand, le curé de la paroisse, a déployé un grand zèle en cette circonstance, et a mis à la disposition des travailleurs un matériel de 1 ,700 fr. qu'il amassait depuis plusieurs années.

Vibeuf a compté plusieurs prêtres zélés pour la maison de Dieu. Il y a cent ans M. de Monstrot, curé de 4726 jusqu*à 1760, fit faire l'autel, le tabernacle, les stalles et les lambris de chêne qui garnissent le sanctuaire. Il y ajouta quatre reliquaires renfermant des ossements des saints Pie, Placide, Colombe et Concordius, et des saintes Luce et Joconde. La reconnaissance inscrivit en lettres d'or : « F. de Monstrot, pastor, dédit 1758. » M. de Rune, son successeur, fit peindre sur le plafond un Saint-Martin que l'on dit être son portrait. Le pauvre curé est mort en Angleterre, exilé pour la foi.

Les anciens curés de Vibeuf qui veillent dans le chœur de l'église ont vu disperser leurs pierres tombales. Nous avons reconnu deux, dalles ecclésiastiques du xiii® siècle. Tune est dans le sanctuaire, l'autre à la porte du chœur. On lit sur cette

dernière : « Chi-gist messire Charles de Channun? curé?

jour de saint Quentin, qui lessa à Saint-Martin (de Vibeuf?)... Priez Dieu pour l'âme de li. » Bon pasteur dormez en paix et puissent vos successeurs, en suivant vos exemples, conserver précieusement votre tombe.

La Révolution enleva à Vibeuf, non-seulement ses pasteurs, mais encore ses cloches, son presbytère et son vicariat. La cloche actuelle, du poids de 600 kilos, refondue par Cartenet, de Gueutteville, en 1834, a été bénite par M. l'abbé Lefrançois, ancien curé d'Ofiran ville, et nommée Marie-Anne par M. le comte de la Myre et M"® de L'Escaud, d'Ouville-l'Abbaye.

Une vieille tradition prétend qu'autrefois les églises de Thibermesnil et de La Fontelaye , dépendaient de la paroisse de Vibeuf. On ajoute que La Fontelaye se sépara parce que le vicaire de Vibeuf avait refusé de la desservir dans un temps où le pays était couvert de loups affamés.

Vibeuf, de l'ancien doyenné de Bacqueville, est appelé Vibou dans le pouillé du xiii® siècle, attribué k Eudes Rigaud. Il y avait alors un cliàteau sur cette terre, qui plus tard fut réunie à celles de Lindebeuf et de Thibermesnil. Le seigneur, toutefois, venait de mourir, car lorsque Pierre de Collemieu reçut le prêtre Raoul, il lui avait été présenté par les héritiers

(lu cliAtdiiin, iliterediis ilc Vibou. « I.h cure alors valait 60 livre» rtroiiipUiLl 80 puroissieiis. En 1738 il y avail H3 fous, aujniii-il'liui c't'sl une succursale (lt> 700 hiiliiUinls.

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