SAINT-PAUL. SAINT-LOLIS
Mais voici , dans le même cimoliére, la sépulture d'un personnage qui, depuis près d'un siècle et demi, semble avoir jeté un défi à la sagacité des critiques, tout en provoquant la curiosité de riiisloire moderne dont il est devenu le problème : nous voulons parler de l'iiomme au masque de fer (ou plulùt de velours noir). Plusieurs systèmes ont été proposés pour expliquer le secret de celle exislence arcanique et peut-être fabuleuse, sans qu'aucun d'eux ait pu jusqu'ici nous la dévoiler. Le célèbre inconnu , d'après ces systèmes , est tour à tour l'Italien Malliioli , secrétaire du duc de Mantone , le surintendant des finances Foiiqiiet, le duc de Montmoutii , le duc de Beau fort , Henri Cromwel, second fils du Protecteur le comte de Vermandois , le patriarche arménien Arwedik, un frère jumeau de Louis XIV, etc. Cette dernière supposition , quoique la plus généralement accréditée , est la moins admissible de toutes, si toutefois la déclaration de décès, qu'on prétend copiée sur les registres de la paroisse de Saint- Paul, est exacte, et si l'acte lui-même est authentique, ce que nous sommes loin d'affirmer. Or, voici cet acte :
«L'an mil sept cent-trois, le dix-neuf novembre , Marcliialy , àgédequarante-cin(j ans ou environ , est décédé dans la Bastille, duquel le corps a été inhumé dans le cimetière de Saint-Paul , sa paroisse, le 20 dudit mois, en présence de M. Rosarges, major de la Bastille, et de M. Reilh , chirurgien de la Bastille, qui ont signé. »
Comment veut-on qu'un homme, âgé d'environ quarant.^cinq ans, en 1703, ail pu être un frère jumeau de Louis XIV, qui alors en avait soixante-cinq? La plupart des hypothèses, qui ont été imaginées dans le but d'arriver à la solution de la question du masque de fer , sont de cette force-là.
Après avoir constaté l'origine de l'église de Saint-PanI en tant que paroisse , et résumé son histoire en tant qu'édifice jusqu'à l'époque de sa destruction par le vandalisme révolutionnaire , il nous reste à appliquer ce procédé à l'église qui, en 1802, la remplaça , en joignant son vocable particulier de Saint-Louis à celui de Saint- Paul, lequel a dû naturollenienl précéder l'aiilre, dans l'ordre de désignation nominative , attendu que c'est à l'ancien litre qu'elle doit d'être devenue paroisse, quoiqu'il y eût tonte convenance à ce qu'il en fût ainsi, étant presque conliguë au bâtiment de son aînée, cl de pins n'ayant éprouvé que fort peu
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(le dégradations, par l'efTel d'une circonslance fortuite, dont il sera parlé plus avant.
Ignare de Loyola, élevé au sein dos grandeurs mondaines, avait passé sa première jeunesse à la cour d'Espagne et dans le tumulte des camps. Blessé grièvement en 15'21 à Pampelune, que les Français, sous les ordres d'Henri d'Albret, roi de Navarre, assiégeaient , cet accident le ramena vers le sentiment religieux, qu'il avait laissé jusque là sommeiller. Dès-lors, le cours de ses idées se trouva changé : face à face avec lui-même, l'absence d'une instruction solide lui devint insu|)[iortable. Esprit d'ailleurs vaste et finissant, il comprit combien ses études avaient été imparfaites et négligées, il voulut les refaire. Il ap|)rit la grammaire et le lalin à Barcelone, acquit quelques notions scientifiques aux universités d'.-Mcala et de Salamanque; mais tout cela encore d'une manière confuse et incomplète. Peu satisfait de ce résultat, il vint à Paris en 1528, et, quoique alors âgé de trente-sept ans, il entra au collège des Ayeellins, dit de Monlaigu, où il fil ses humanités avec succès, puis sa philosophie à celui de Sainte-Barbe, et sa théologie chez les Pères Jacobins de la rue Saint-Jacques, où il se lia d'amitié avec plusieurs de ses condisciples d'un mérite éminent , savoir : Pierre Lefèvre et Claude Lejay, originaires de la Savoie, Jean Cordure , de Grenoble ; Pascal Broel , d'Amiens, Simon Rodriguez, Portugais; Nicolas Bobadilia, François Xavier, Alphonse Salmeron et Jaccpies Laynez. Ces quatre derniers étaient , comme lui , nés en Espagne. Telle est la pléiade illustre à la(|uelle on doit rétablissement delà célèbre compagnie de Jésus, (juii depuis, répandit en effet des torrens de lumières sur le monde chrétien, dont elle recula les limites par ses con- (pièles spirituelles en Amérique , en Chine et dans les Grandes- Indes.
Les dix compagnons prononcèrent leurs premiers vœux, le jour (h l'Assomption de l'an 1534, à l'église de Montmartre, et c'est de ce moment que date la fondation de la savante et respectable compagnie de Jésus, dont la France doit se glorifier tl'avoir été le berceau ; car il n'y a que l'ignorance ou l'esprit de parti (jui puisse conserver des préventions contre les Jésuites, et méconnaître les immenses services cpi'ils ont rendus à la religion, à la science, à la société. Cependant, ils n'avaient pas encore de maison -professe à Paris, en 1.")S0, lors(|ue le cardi-
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liai do Bourbon leur donna l'hôtel Damville, situé rue Saint- Antoine. En 1582, une chapelle, sous l'invocation de saint Louis, y fût établie; la maison ayant pris dès-lors un plus grand développement, cette chapelle devint insuffisante; mais les libéralités de Louis XUI mirent bientôt les Pères jésuites en état de construire l'église, aujourd'hui sous la titularité patronale de Saint-Paul-Saint-Louis. Le roi en posa la première pierre, en 1627, m présence de François de Gondy , archevêque de Paris. Terminée en 1641, l'ouverture solennelle en fut faite, le 9 mai de la même année, par le cardinal de Richelieu, qui y célébra la première messe, à laquelle assistèrent la reine, le roi et Gaston d'Orléans, son frère.
On sait par (pielle longue série d'intrigues, de mensonges et de calomnies, on parvint, en 1764, à obtenir la suppression de la compagnie de .Jésus. A cette époque, la maison, que les chanoines réguliers de Tordre du Val-des-Ecoliers (réunis, en 1635, à la congrégation de SainteGeneviève-du-Mont) occcupaient, rue Saint-Antoine, sous le nom de Sainte-Catherine-de- la-Coiilurc, menaçait ruine; le roi, en ayant été informé, les mit en possession de celle des Jésuites, ainsi que de leur église en 1767. Les religieux genovél'ains conservèrent cette nouvelle demeure Jusfprà la révolution de 89.
L'église Saint-Louis fut transformée ensuite en dépôt des bibliotlié<|ues des monastères de Paris *; on y entassa pèle-mèle environ un million deux cent millevo'umes, dont on vendit les trois (piarlsà raison de (|uinzecentimes le demi kilogramme **. Cette affeclalion, toute fâcheuse qu'elle était, eut cet avantage néanmoins de préserver l'édilice fies dégradations et des profanations auxquelles beaucoup d'autres se trouvèrent exposés. C'est ainsi que Saint-Germain-l'Auxerrois, après avoir servi d'atelier pour la fabrication du salpêtre, et Saint-Gervais, de magasin à fouriiiges, virent leur enceinte souillée par les exercices du culie dérisoire de la Théophiianlropie, éclos rue Denis, au coin de la rue des Lombards, où la première réunion des adeptes eut lieu, le 6 nivôse an iv (27 décembre 1795). Les théophilanlropes
• Celle de Sainl-Germain-dcs-Près fui en grande parlie consumée par l'incendie survenu II- iS aoiU I734, à l'alelier de salp«lrerie élabli dans les bâlimens de l'abbaye , el auquel l'église servait de magasin pour le salpéire fabriqué.
" M. Dehansy, .\«(. Iiisl. sur Siint-Vaut — Saint-Louis, p. l'i.
s'établireiil successivement à Sainl-Elienne-du Monl, à Sainl- Médard, à Sainl-Jac(iiies-du-Hiuit-Pas, à SaiiU-Sulpice, à Saint- Thomas d'Aquin.à Saint-Roch, à Sainl-Merry elà Sainl-Nicolasdes-Cliamps ; ils ne purent obtenir Notre-Dame. Mais la vénérable basilique de la mère de Dieu avait subi déjà une profanation plus horrible encore. Peu après la fête révolutionnaire, qui eut lieu aux Tuileries, le 8 juin 1794, en suite de la trop fameuse déclaration, par laquelle la Convention, dite Nationale, reconnaissait l'Etre Suprême et l'immortalité de l'âme au nom du peuple français, la municipalité de Paris invita cette assemblée à assistera la fête particulière que la ville voulait célébrera la cathédrale, dans le même but que la précédente. On y chanta Vhymne delà Raison, dont une courtisane fut la vivante personnification. De là, l'inscription impie de ces mots gravés sur le portail : Temple de la Raison... O déraison de l'humanité! Les tliéophilantropes eurent peu de succès, puisqu'à l'époque mémorable du 18 brumaire an viii (9 novembre 1799), ils étaient restreints à trois lieux de réunion, désignés par le nom de la fêle principale, intitulée fêle Nationale, qu'ils y célébraient: à Saint-Germain-l'Auxerrois, fêle de la Reconnaissance; — à Sainl-Gervais, fêle de la Jeunesse; — à Saint-Sulpice, l'été de la T^ictoire. Toutefois, ils n'attachaienlà ces dénominations aucune idée d'idolâtrie ni de polythéisme ; car ces seclaires, ainsi que l'exprime leur titre appellalif, professaient le déisme... Ce déisme élait vague , confus, frisant même une sorte de panthéisme moral; mais enfin, ils n'avaient ni représentation matérielle, ni simulacre de divinité (|uelcon(|ue. Un arrêté des consuls, en date du 29 vendémiaire an x (21 octobre 1800), ayant interdit leurs assemblées dans les édifices nationaux, fit rentrer dans le néant celle folle tentative de religiosité prétendue naturelle.
Vue à l'intérieur, l'église de S;iint-Paul — Saint-Louis est couronnée par un assez beau dùmc à pans, qui s'élève au milieu de la croisée, et elle est éclairée par (juaranle-cinq fenêtres, dont plusieurs à verres de couleurs, mais sans peinture.
Le maître-autel était, autrefois, plus reculé dans le font!, quoitpi'on pûl circuler autour, et la balustrade, qui l'entoure, moins rapprochée (ju'aujourd'hui de la nefdu centre.
La chapelle delà Sainte- Vierge est à droite du bras de la croi-
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sée, du côlc (le répilrc; celle de l'autre bras, dite de la Résurrection, était auparavant sous l'invocalion de saint Ignace. Elle renlerinail les cœurs de plusieurs princes de la maison de Condé, niorls de 1640 à 1670. A droite, en entrant par le portail, sont les ciiapelles des fonts baptismaux et de Saint-Paul ; à gauche, celles du Sacré-Cœur et de Saint-Louis. Aux deux chapelles, qui occupent les deux côtés du chœur, se rattachent d'augustes souvenirs ; dans Tune était déposé le cœur de Louis XIII, et dans l'autre celui de Louis XIV. « Ils étaient renfermés dans des es- |)èces d'urnes, soutenues en l'air entre les jambages qui donnent entrée au chœur, chacune par deux anges d'argent, dont les draperies et les autres ornemens étaient de vermeil, aussi bien que la boîte qui renfermait le cœur et la couronne placée audessus. Ces deux monumens, de la plus brillante exécution, étaient dus, lepremier au talent de Jacques Sarrazin,*ct le second à Coustou le jeune; ce dernier avait coulé 600, OUO livres. Ils lurent détruits, ainsi que les bas-reliefs et inscriptions placés sous le jambage de l'arc de la chapelle de Louis XIII , la chapelle dt^ Louis XIV n'ayant pas eu de bas-reliefs qui excitassent la haine ou la cu|)idité. On dit qu'après rcnlèvemenl de ces monuntens, les cœurs de ces deux rois furent enveloppés de linge, et enterrés dans le passage Saint Louis *. »
Riche en objets d'arts, et surtout en lableaux de grands maîtres, l'église n'a recouvré que deux de ces lableaux : Sainte- Isabelle de France, offrant à Dieu l'abbaye de Long-Champs, dont elle était fondatrice, par Philippe de Champagne; — Louis XIII faisant hommage à saint Louis du modèle de l'église qu'il dédiait, en présence des Jésuites el des grands du royaume , par Simon Vouet. .Mais elle en possède plusieurs de l'école moderne qui sont très estimés, entre autres, la Conversion de saint Paul, par M. Charpentier ; — Le Serpent d'airain, que Moïse élève dans le désert, par M. Smith; — Jésus au jardin des Oliviers , par M. Delacroix.
Il convient de mentionner aussi une autre restitution qui a été faite à cette église en 1806 : C'est celle de l'horloge el d'une cloche de l'ancienne cjui, lors de sa démolition en 1797, avaient éié déposées au Conservatoire des Arts el Métiers. Mais comme
■ M. Dchansy, .Vo(. htsi. sur iaiil-l'aiit — Saiiill.uuit, p. »<i-ïu.
17 i LKS liiil.lSliS DL l'MUS.
i église acliic-lle, (iiii élail particiilit-re aux Jésuites, ii'élait point disposée pour (jiie celle cloche pût y être placée d'une manière iippropriée an service paroissial, il fallut construire un pavillon ad hoc, qui fut terminé en 1809. Encore fut-on obligé, dit M. de Hansy, de la fixer de telle sorte, qu'elle ne peut être mise en liranle; on ne la fait tinter qu'au moyen de poulies el de cordes qui meuvent le battant.
Au reste, il est remarquable que c'est la seule, à Paris, qui, avec le bourdon de Notre-Dame , ait échappé aux destructions d'une époque à jamais déplorable.
Notons, comme un fait intéressant et peut-être uni(|ue à Paris, (jue la sacristie de Saint-Paul renferme une précieuse collection de portraits des curés de la paroisse, depuis l'an 1628 jusqu'à présent, c'est-à-dire y compris celui du respectable M. Levé, titulaire actuel. Ces ecclésiastiques étaient presque tous docteurs de Sorbonne, quelques-uns conseillers au Parlement, el deux revêtus de la dignité de recteur de l'Université : messire Guillaume Mazure , mort le 11 mars 1632, et messire Gilles Le Sourd, mort le '2 janvier 1714, Messire Louis Bossu ne cessa l'exercice des fonctions curiales qu'aux jours néfastes de 93. Cette église a reçu dans ses caveaux les restes mortels d'environ deux cents Pères, louséminents en science et en piété, de l'an 1627, date de sa construction , à l'an 17G4, de la suppression d'îs jésuites. ÎNous ne citerons (|ue les plus connus : les Pères Seguiran, Jarry , Caussin , confesseurs de Louis Xlll, Annal (de lîodez), Paulin, Lachaise, confesseurs de Louis XIV ; De Lynières , Pérusseau , confesseurs de Louis XV; Tournemine, fondateur du célèbre journal de Trévoux; Ségaut, prédicateur distingué; Iluet, le célèbre el .savant évèqued'Avranches; IMénestrier, historien recommandable et profondément versé dans la science héraldique; Duhalde, à qui l'on doit ce qui a été publié de plus curieux sur la Chine, el qui en a donné une descri|)tion générale et complète; \\(i\'in\j{iv,àu\eurd'ntie histoire du peuple (/e Dieu, dans laquelle (|uol(|ues erreurs se sont glissées, mais romarcjuable sous d'autres rapports; Gonnelieu , traducteur estimé de \' Imitation de Jcsus-C/irist; Longucval, auteur d'une histoire de thi^/ise de France, dont le mérite est reconnu; Hnimov, continuateur de ce dernier, et traducteur du Thédlre des Grecs ; IJourdalotie enlin, (pi'il suHit do nommer. Il y a éga-
SAIM-IALI,. — SM?iT-LOl)lS. 1 /O
lenient dos lombos de laï(|iies du plus haut rang, dans des caveaux particuliers ; ce sont celles de Philippe de Béthune , mort surintendant des finances en i671 ; d'une fille du duc d'Épernon, pair de France; de Louis de Latour-d'Auvergne, couilo d'Évreux, lieulenant-génoral des armées du roi; de Henri de Latour-d'Auvergne, duc d'Albrel, grand-chambellan et colonelgénéral de cavalerie; d'Élizabelh de Latour-d'Auvergne, princesse de Bouillon, etc. De leur côlé , les Genovélainsy transportèrent les cercueils de leur église de Sainte Catherine, dont voici les principaux : Raoul de Brienne, petit-lils de Jean de Brienrie, roi de Jérusalem, aïeul maternel de saint I^ouis ; de Lambert (\o. Cussey, chapelain de Philippe-le-Bel; du cardinal René de Birague, chancelier de France; sous Charles IX et Henri HI; des membres de la famille de Montmorency, de 4340 à 1396, etc.
Le plan du monument, dédié sous le seul vocable de saint Louis, l'ut tracé parle père Derrand qui en dirigea et surveilla lui-mèine les travaux. Ce monument, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, ainsi que dans son ornementation et son décor architectural, est dans le style greco-iumain (|ui, à partir du siècle précédent, avait tout à fait supplanté \esly\e ù-ansitifde la renaissance. En d'autres termes, l'invasion du classicisme c'est-à-dire de l'imilalioii des écrivains de l'antiquité, antérieurs à l'avènement du christianisme, était complète dans la littérature comme dans les arts... On n'était point choqué de l'étrange anomalie qui résulte de l'application des formules architecturales du paganisme à un temple consacré au vrai Dieu... Après tout, le xvii« siècle est excusable, puisque le nôtre, <|ui se pique d'être le siècle progressif par excellence, en est encore là... Voyez plutôt la basilique dédiée sous l'invocation de sainte Madeleine... N'esl-elle pas, comme le palais de la Bourse, une copie sur plus grande échelle, du temple de Minerve, si connu sous le nom de Parlhénon? L'édifice, i partir de la dernière marche du perron sur lequel le portail est assis, a vingt-quatre toises, ou quarante-sept mètres et demi de hauteur. La façade qui est sur la rue Saint-Antoine, et en regard de la rue Culture-Sainte-Catherine, n'est pas sans analogie avec celle de Sainl-Gervais, composée de trois ordres de colonnes superposés : dorique, ionique, corinthien. A Saint-Paul, même disposition, avec cette différence, que le composite (pii forme l'entablement est surmonté de deux ordres corinthiens- Hâtons-
I7(i LF.S ÉGLISES DE l'AllIS.
nous (l'ajouter que l'église est b;îlie en croix, quoique dans tout le reste on ait suivi les principes du païen Vitruve. Mais celle niodificalion mérite d'être signalée, en ce sens (pTelle appartient au symbolisme catholique, beaucoup trop dédaigné de nos architectes, toujours en vertu du progrés calqué sur les idées polythéistes, (jue l'on s'obstine à vouloir artisliquemenl associer au spiritualisme unitaire de notre culte, (|ui les repousse là comme ailleurs, et qui, depuis dix-huit siècles, en a fait, heureusement, bonne et éclatante justice.
Henri p. t. de CLAIRFONTAINE.