‹ Les églises de ParisChapitre 28 sur 39 · I. e>,Kg/ise« f;ol/iiyiic.t, page ISI cl siiiv · texte numérisé non relu

I. e>,Kg/ise« f;ol/iiyiic.t, page ISI cl siiiv

SM.M-KOCll. 201

inconvénieiis qu'on vient de signaler disparaîlraienl; c'est seulement alors qu'on aurait delà peinture monumentale. »

Ces réflexions sont loind'êire ici un hors-d'œuvre, précisément parce que les peintures de l'église Saint-Rocli ne sont point du genre monumental. Au reste, on clierclierail vainement aujourd'iini dans cette église la plupart des toiles qui couvraient anciennement ses murs. En menant la main dessus, pour nous servir de l'expression brutalement pittoresque de l'un de nos honorables, la révolution avait cette fois donné, sans le savoir, une preuve de bon goùl. Mais, depuis cette époque de funeste mémoire, on a rendu àcelteéglise quelques-uns des tableaux qui lui avaient été enlevés, entre antres la Guérison des ardents par Do}'en, et saint Denis prêchant la foi en France, par Vicn. Parmi les tableaux modernes qui ont été donnés à l'église Saint- Rocli par la ville de Paris, on distingue: la Résurrection de la fille de J aire, peinte en 1817 par Delorme, et un Saint Sébastien, pe'inl, à la même époque, parBeliai. On voit le premier dans la chapelle delà Vierge, et le second est placé à côté de la chapelle delà Communion. Plusieurs nouveaux bas-reliefs ornent égaiemenlquelques-unes des chapelles; ils représentent des sujets tirés de la vie de N. S. Jésus-Christ, et font honneur au talent de M. Desenne, qui a exécuté aussi, pour la chapelle du Calvaire, un groupe du Chrisl au tombeau, dont Texécution mérite des éloges.

Une des curiosités artistiques qui attirent le plus les regards, c'est la chaire à prêcher, ouvrage remarquable par sa magnilicence. Les quatre Vertus cardinales sou tiennent cette espèce de tribune, qui offre sur les panneaux les vertus théologales. Au-dessus s'étend un rideau représentant le voile de l'erreur, qu'un génie céleste s'efforce d'arracher. Toutes ces figures sont dorées; leur éclat est rehaussé par la blancheur du voile et de toutes les parlies lisses. En face de cette chaire est un beau tableau de Jésus- Christ expirant sur la croix.

Nous terminerons là ce détail sommaire des décorations anciennes et nouvelles de l'église Sainl-Roch. 11 convient do dire aussi quelques mots des sépultures, ces témoignages presque toujours vaniteux du néant des grandeurs mondaines.

Des personnages célèbres à divers titres avaient été inhumés dans l'église Sainl-Roch :

2fi

'202 LtS ÉGl.lSKS OK l'MUS.

1" Pierre Corneille, l'un des plus beaux génies poétiques de son siècle et de la France, mort en 1684.

2° André Le Nôtre, intendant et architecte des jardins de Louis XIV, mort en 1700. Il sut embellir, par son art, Versailles, Trianon, et fit à Sainl-Germain celle belle terrasse qu'on voii toujours avec une admiralion nouvelle. On lui doit encore li's jardins de Clagny , de Clianlilly, de Saint-Cloud, de Meudon, de Sceaux, et le parterre du Tibre à Fontainebleau, — Son tombeau était surmonté de son buste par Coysevox.

3" Antoinette du Ligier de la Garde, marquise Deshoulières, connue par ses Idylles, morleen 1694, et sa fille Antoine-Thérèse Deshoulières, qui cultiva aussi la poésie, morleen 1718.

4"Marie-Anne de Bourbon-Conli, fille naturellede LouisXIV et di^ la duchesse de La Vallièn», morlc en 1739.

5" Claude-François Bidal, marquis d'Asfeld, maréchal de France, mort en 1743.

6° Les deux frères François et Michel Anguier, sculpteurs célèbres, morts, le dernier en 1686, le premier en 1699. Nous rapporterons leur épitaphe, à cause de la pensée pieuse qui la termine :

Oans sa coiicavilé, ce niodosle lombeau

Tieiil les os reiireitnés de riin et l'anli''' frèi e.

Il leur élail aisé d'en avoir un plus beau,

Si lie leurs propres mains ils l'eussent voulu faire;

Mais il importe peu de loger noblement

Ce qu'après le Irépas un corps laisse de lesle,

PouTMi que, de re cnips quillant le losenienl.

Lame trouve le sien dans le séjour céleste

7" François-Séraphin Régnier-Desmarels, membre et secrétaire perpétuel de l'Académie Française, mort en 1713. Il estauleur d'une Grammd'ire Jmnçaise t|ui n'est passans mérite, dune tradnclion en vers italiens des odes d'Anacréon, de poésies françaises , latines, italiennes et espagnoles, et de quelques autres ouvrages. On a retenu de lui ce charmanl quatrain qu'il adressait à une personne, en lui envoyant une violette :

Modeste en ma couleur, modeste en mon séjour. Franche d'ambition, je n\e cache sous Iherhe: Mais, si sur votre fiont je puis me voir un jour. La plus humble des fleurs sera lu plus sn])erbe

IMaiit pressé, dans une occasion, (le ineiilir pour tiii homme

SAINT-UOCIl. 203

piiissanl, sous peine d'encourir sa disgrâce, Régnier-Desmarels répondit: « J'aime mieux me brouiller avec lui qu'avec moi »

8° Pierre-Louis Moreau de Maupertuis, habile nialhémalicien, moins connu par ses ouvrages , tous plus ou moins bizarres, que par ses démêlés avec Voltaire, et par la haute faveur que lui accordait le grand Frédéric de Prusse; il mourut en 1759. Son inonumenl funéraire se composait d'un génie pleurant auprès d'un médaillon qui renfermait son portrait, et au-dessous duquel étaient groupés un globe et des instrumens de malhéma- (ique.

Ces monumens et plusieurs autres, tous fort peu remarquables, avaient été déposés, pendant la révolution, au musée des Pelits-Auguslins. Maintenant ils occupent, la plupart, leur emplacement primitif. Do ce nombr»;, sont le mausolée de Maupertuis et le médaillon du maréchal d'Asfeld, au-dessous duquel on lit une épitapho composée par Coffin, célèbre recteur de l'Université. Cette église possède , en outre , les mausolées de Marillac et du peintre Mignard, ainsi que les tombeaux de Philippe de Champagne, de Scarron et du chancelier Boucherat ; ces trois derniers appartenaient, dans l'origine, à l'église de Saint-Gervais; mais, à leur sortie du musée des Petits-Auguslins^ on les transféra à Sainl-lloch.

Les cendres du grand Corneille reposaient dans celte église sans mausolée; cet illustre poète était mort dans une maison de la rue d'Argenleuil, (|ui porte aujourd'hui le no 18. En 1821, le duc d'Orléans, devenu depuis roi des Français, fit sculpter, audessus d'un des bénitiers de la grande nef, à gauche en entrant, un poftrait de cet homme à jamais célèbre, avec cette simple inscription :

Pierre Corneille, né à Rouen le <6 juin 1606, mort à Paris , rue d Argenteuil, le \" septembre 168i, est inhumé dans cette ' église.

Une institution aussi importante qu'utile, connue sous lo nom de communaulé de Sainte-Anne, prospérait autrefois dans le voisinage de l'église Saint-Roch, et, pour ainsi dire, sous sa protection. Un homme d'une charité pieuse etéclairée, Nicolas Fromont ou Frémonl, graiid-audiencier de France, avait fondé cotte institution en faveur des fdies pauvres de la paroisse, à l'eflet do leur procurer, avec une éducation chrétienne, une industrie

suffisante pour leur faire gagner honnêtement leur vie. Pour réaliser ce généreux dessein , Nicolas Fréraont acheta un emplacement appartenant à la fabrique de Saint-Rocli, et quand il y eut fait construire une maison convenable pour l'objet qu'il s'était proposé^ il joignit à ce premier bienfait le don d'une rente de quatre cents livres sur l'Hôtel - de- Ville de Paris. Stimulées par cet exemple, plusieurs personnes pieuses voulurent concourir par leurs libéralités au succès de cet établissement.

Ce fut en 1686 que la communauté de Sainte-Anne fut approuvée et confirmée par le roi et par l'archevêque de Paris. Elle était composée de quinze sœurs, qui, animées d'un zèle que la religion peut seule inspirer, enseignaientgratuitement aux filles pauvres de la paroisse la couture, la tapisserie, la dentelle et tons les ouvrages qui conviennent à leur sexe et à leur condition. Cette communauté, établie rue i\euve-Saint-Roch, fut administrée jusqu'au commencement de la révolution, conformément aux intentions de son charitable fondateur. Il y a maintenant dans la même rue une communauté de sœurs de la charité.

A l'histoire de l'église Saint - Roch se rattache aussi tout naturellement celle d'un couvent devenu fameux depuis la révolulion. Nous voulons parler du couvent des Jacobins, qui était situé à peu de distance de cette église, en allant du côté de la place Vendôme.

Ce couvent, d'une fondation assez moderne, puisqu'il avait pour principal fondateur Henri deGondi, évêque de Paris, qui avait approuvé son élal)lissement par sa lettre du 8 avril 1612, était habité par les J.icobins dits réformés. Celle réforme de l'ordre des Jucobins avait été provuipiée par le P. Sébastien Michaëlis, qui, frappé de tous lesabus qui s'étaient introduits parmi ses religieux, mit tout en œuvre pour rétablir la règle dans sa pureté primitive. Les vues du P. Sébastien Micliaëiis furent repoussées par le chapitre général de l'ordre. Mais ce pieux serviteur de Dieu n'en poursuivit pas moins son dessein avec zèle; il ne ciaignil pas de s'adresser au roi lui-même et à la reine-régente Marie de Médicis, pour obtenir la permission de bâtir un couvent de frères prêcheurs de son ordre j ce qui lui fut accordé par iettios-patentes de septembre 16H.

Cl" fut vers cette époque (|ue, gr'ce à un don de cinquante

S\lNr-ROCH. 205

mille livres, fait aux Jacobins par Henri de Gondi, el (|ue vinrent grossir les libéralités de qiiel(|ues personnes pieuses, on put construire l'église el le couvent qui leur furent destinés.

Ces constructions étaient d'une architecture exlrêmenient médiocre, mais on y voyait plusieurs monumens et objets d'art, entr'autres unexcellent tableau, au-dessus du maître-autel, représentant l'Annonciation; celte peinture était de Porbus. On y distinguait aussi deux tableaux attribués au célèbre Mignard : c'étaient un Ecce Homo et une Mère de Douleur. Quelques-uns des monumens funèbres ont été vantés avec exagération : ces ouvrages étaient d'une exécution médiocre, sans en excepter ceux du maréchal de Créqui et du peintre Mignard. On y conservait soigneusement une chaise qui, d'après la tradition , avait servi à saint Thomas, surnommé X Ange de l'Ecole. Celte maison possédait en outre un cabinet d'histoire naturelle très curieuX;, formé par les soins du P. Labat, qui s'était acquis tant de renommée par ses relations d'Afrique el d'Amérique. Enfin, la bibliothèque, composée d'environ trente-deux n)ille volumes, contenait des éditions rares et de précieux manuscrits.

Mais la tempête révolutionnaire n'épargna pas plus le monastère des Jacobins que tant d'autres établissemens religieux. Une étrange destinée fut même le partage de ce couvent, puisqu'il devint le siège de la société démagogique la plus redoutable et la plus puissante, société dont les membres avaient pris le nom i\e Jacobins. Dans ce club, on discutait d'avance les questions dont l'assemblée nationale devait s'occuper, et de plus on préludait, pardes scrutins préparatoires, aux nominations qui devaient être faites dans cette assemblée, afin de déterminer la majorité des voles. La société des Jacobins ou des amis de laconstitutioti exerçait sur les masses une immence influence, lorsque Robespierre, dans les premiers mois de la session de la convention, s'en empara comme d'un puissant levier pour soulever l'opinion publicpie, el la jeter dans les criminels excès qui firent couler le sang de tant de victimes !

Cette terrible société populaire tenait ses séances dans la salle de la bibliothèque du couvent des Jacobins. « C'est, a dit un historien, c'est dansla salle (h; celte bibliothèque que se rassemblait cette horde de Frè/<?.? /^rfc/zf^urj institués par le génie du rnal, el dont les prédications ont eu des effets qui épouvantent

206 LKS ÉGLISES DK l'AlilS.

encore le inonde, et feront à jamais l'Iiorreur de la posléritc."

Aujourd'hui l'église des Jacobins a totalement disparu, ainsi (|ue les bâlimens et les jardins qui rentouraient; sur leur emplacement, on a construit un marché, divisé en quatre comparliniens couverts d'une simple toiture (jue supporlenl des piliers de bois façonnés en colonne.

Mais, revenons à l'église Sainl-Roch. Il nous reste à retracer deux souvenirs historitpies t|ni doivent nécessairement figurer dans celte monographie.

Dans la journée du 13 vendémiaire, l'une des époques les plus célèbres de nos tristes annales poliliipies, plusieurs sections de Paris entreprirent de secouer le joug monstrueux de la convention nationale. Les larges degrés qui montent aux portes de Saint-Roch devinrent ce jour là une position de guerre. Les bataillons seclionnaires remplissaient la rue Sainl-Honoré, et venaient aboutir jusipi'à l'entrée de l'impasse Dauphin faisant face à l'église. Un de leurs meilleurs bataillons s'était posté sur les marches au pied du portail, et il était placé là d'une manière avantageuse pour tirailler sur les canonniers de la convention. IJienlùl le combat s'engagea vigoureusement de part et d'autre. L'artillerie de la convention s'avança et fit une première décharge. Les seclionnaires y répondirent par un feu do mousqueterie très vif; mais, écrasés parla mitraille, ils se replièrenl précipitamment sur les degrés de l'église, où beaucoup de citoyens reçurent la mort. « On n'avait jamais vu d'émeute d'honnêtes gens, dit un célèbre écrivain, et il est à présumer qu'on n'en reverra jamais. Les amis naturels de l'ordre et de la paix réussissent quelquefois à réprimer les révolutions, mais ils s'entendent mal à les faire. Ils furent vaincus. Rarras avait été investi du commandement de la force armée contre la garde nationale et les sections. Un jeune officier-général, plein d'ardeur, de bravoure et de talent, commandait l'artillerie. Sur une fausse atta(|ue simulée par une escouade de la police révolutionnaire, le canon foudroya les citoyens qui couvraient les marches île Saint-Rocli. On y releva trois cent vingt-huit cadavres. Le jeune général dont j'ai parlé s'appelait Napoléon Bonaparte, et c'est par les marches de Saint-Roch qu'il monta aux Tuileries.»

Longtemps le portail de Saint-Roch a montré des traces de la mitraille homicide, triste témoignage de l'un des sangluns

SAIM-IiOCII

(«pi sodés de noire déplorable révolution ; nous ne savons même pas si, à l'heure quil est , on ne pourrait pas encore découvrir (pielques-uns de ces stigmates doublement sacrilèges.

L'autre fait dont nous avons à entretenir nos lecteurs est d'une nature différente. Il s'agit encore d'une sorte d'émeute, mais celle émeute, quoi(iuea(ïligeantepour les sincères amis de la religion, ne donna pas lieu fort heureusement à l'intervention de lamilraille. C'était au mois de janvier 1815; une fameuse tragédienne, Mlle Raucourt, venait de mourir. Le scandale de ses obsèques semblait devoir couronner le scandale de sa vie. Pendant sa courte maladie, vainement lecuré de Saint-Roch, sa paroisse, s'était présenté chez elle pour lui offrir les secours spirituels qui donnent tant de force à l'ame chrétienne pour franchir le terrible passage. Toujours le vénérable pasteur avait été éconduit par l'ordre de la mourante qui s'obstina à repousser tous les secours de la religion. Au moment des funérailles, lecuré, usant de son droit, et obéissant en cela aux prescriplions canoniques, crut devoir à son tour refuser l'entrée de son église à la dépouille mortelle d'une grande pécheresse morte volonlairemenl dans l'impénilence. Il fit donc fermer les portes du lemple quand le cortège funèbre se présenta. A celle époque, les esprits se ressentaient vivement de la secousse causée par les événemens politiques de l'année précédente.

Plusieurs comédiens faisant partie du convoi funèbre se récrièrent violemment contre cequ'ilsappelaient l'intolérance du prè- Ire : ils coururent endosser leurs uniformes de gardes nationaux pour se donner un air plus inqjosanl, et revinrent en toute hâte har;inguer la poj)ulace du haut des marches de l'église. Ce fut le signalduplus grand désordre. Une multitude furieuse, qu'aucune force publicjue ne contenait^ se rua sur les portes de l'église, les enfonça, et se répandit dans le sanctuaire. Alors on fit une honteuse parade des saintescérémonies delà religion. Queltiuesuns des coupables promoteurs de cette scène impie ne craignirent pas de paraître dans la chaire de vérité et d'y faire entendre les paroles les plus irréligieuses. Enfin, après s'être livré aux plus tristes excès, accompagnés de déclamations furibondes contre le curé et contre les prêtres en général, on conduisit au cimetière du Père-Lachaise le cercueil de la grande actrice, qui venait d'être le prétexte de celle haineuse profanation. Cet événe-

menl fil une grande sensation dans la capitale; il est inutile d'ajouter qu'il contrisla profondément toutes les amcs honnêtes et chrétiennes. Depuis lors iesdisciples et les admirateurs du patriarche deFerney nous ont appris, dans plusieurs circonstances, comment ils comprennent la tolérance et la liberté. Les croix arrachées des cloîtres des églises, le pillage et la démolition de l'archevêché,, la dévastation exercée à Saint-Germain-l'Auxerrois, sont autant de faits (|ui n'ont pas besoin de commentaires. Mais, il ne faut pas se le dissimuler, les ennemis de la religion, malgré tous leurs grands mots, sont aussi les ennemis de l'ordre et de la liberté. Evidemment, ces gens-là n'ont d'autre but que d'exploiter à leur profit ce vers ironique du grand Corneille: (I I.a liberté n'est rien quand tout le monde est libre. «

Nous terminons là cette esquisse historique de l'église Saint- Roch. Placée au centre du quartier le plus luxueux de Paris, cette paroisse est une des plus opulentes de celle grande cité. Sa circonscription, sans être très étendue, est d'une grande importance, puisqu'elle embrasse la parlie la plus brillante de la rue Sainl-Honoré, une grande partie de la rue Richelieu, des rues du Luxembourg et des Capucines, et la rue Louis-le-Grand toute entière ainsi que la rue Neuve-Saint-Auguslin. Nous n'avons rien à dire des messes en musique qui attirent (recpiemment une aflluencc de curieux dans l'église Saint-Roch. Une sage critique a plusieurs fois signalé les inconvéniens de ces sortes de solennités, (|ui offrent souvent un tout autre caractère que celui de la véritable piété.

Dans ces dernières années, c'est-à-dire depuis la révolution de 4830, l'église Saint-Rocli, fréquentée par la famille royale, a dû à celte faveur de notables avantages; son intérieur a été repeint, on lui a donné une grille en fer, et quatre cloches ont élé consacrées dans l'année 1838 pour son service. Saint-Roch a donc été un moment, de fait, la paroisse royale; mais le fait n'anéantit pas le droit; maintenant que Saint-Germain-l'Auxerrois, grâce à sa restauration en (]uelque sorte expiatoire, a pu èlre rendu au culte, celle église a repris son rang et son lilre de paroisse royale, et Saint-Uoch est resté ce ipi'il était, le siège de la paroisse du second arrondissement.

J. J. ClIAMPAGNAC.

Page 1