SAINT-JACQUES-LA-BOUCHERIF
état et santé de la personne du roy notre sire. C'élail pour le roi Charles sixième du nom dont l'étal de démence affligeait alors le royaume.
Trois jours auparavant, ce prince était venu visiter St-Jacques. Voici ce que je trouve écrit sur cette solennité, dit Villain dans son histoire de Sl-Jacques-la-Boucherie; Cette mention mémorable pour les paroissiens mérite, dit-il, d'être rapportée en entier: Lel'i)^ jourde juillet 1414 , qui fut le jour de la fête de M. saint Jacques, fut le roy notre seigneur enpélérinage en la dite église, et fut donné par icelui seigneur en quatre écus d or soixante et douze sols parisis; et les registres qui nous ont conservé ces faits font aussi mémoire de plusieurs tailles imposées sur les habitans de Paris.
La première le fut en 1414, sous Charles vi; et ce qui prouve l'importance de la paroisse, c'est que l'on fut seize jours à en faire l'assiette dans son étendue. Les marguilliers payèrent le 18 avril de cette année 18 livres 15 sols 10 deniers parisis aux officiers du Chàtelel qui firent cette assiette de taille;, les autres tailles furent imposées en 1427 et 1428; les Anglais alors étaient maîtres de Paris; un commissaire et deux notaires vaquèrent pendant dix jours à l'assiette de la première, celle de 1427.
Comme tant d'autres églises, St-Jacques a joui du droit d'Asyle, droit sacré, inviolable, placé dans la maison du tout-puissant comme un contrepoids naturel à la justice aveugle, expéditiveet souvent terrible, de ces époques de féodalité et de barbarie.
Vers l'an 1405, l'église n'étant pas entièrement terminée, on éleva sous ses voûtes une petite chambre, pour servir de lieu de refuge.
A peine achevée, celte chambre fut le théâtre dun événement assez remarquable. En 140G, un criminel poursuivi par des sorgens se précipite dans l'église en criant : Asyle ! asyle! Sans égard pour la sainteté du lieu, les sergens l'en arrachèrent brutalement, et le conduisirent à la Conciergerie. L'évêque d'Orgeraonl fit aussitôt cesser le service, et ce ne fut qu'après avoir obtenu pleine et entière justice de cette odieuse profanation , qu'à la prière du parlement il leva l'interdit (|u'il a%ait fulminé.
Celle même année, un nommé Valcange, soupçonné de meurtre, fut encore enlevé de St-Jacques et conduit en prison : par arrêt du 8 février, ceux qui l'avaient pris l'y ramenèrent.
296 LES ÉGLISES DE l'AUlS.
Bien avant celte époque, en 1358, le meurtrier de Jean Baillet, trésorier des finances, se réfugia dans St-Jaccjues; le daupiiin, depuis Charles v, régent du royaume, l'y Al arrêter et pendre. Maisl'évêquede Paris, Jean deMeulan, protesta hautement contre celle usurpation du pouvoir royal, car, ayant fait enlever du gibet le corps de l'assassin , il lui fil rendre dans l'église même tous les honneurs des plus splendides funérailles et il y assista en personne.
Pendant la révolte des Maillolins, un fermier des Aides, poursuivi par la populace, se réfugia également dans l'église; déjà il avait pénétré jusqu'au grand autel, et là, tenant embrassée l'image de la Vierge, il invoquait à grands cris son droit d'Asyle : mais le peuple fut sans pitié.
Ici, et en présence de ces deux derniers faits, nous remanjuerons que ce droit ainsi que tant d'autres ne furent jamais violés que par la royauté-abusant de sa puissance, ou par la populace furieuse.
Nous allons rappeler maintenant les noms de quelques uns des principaux donateurs qui contribuèrent à l'embellissement intérieur de St-Jacques. Il fut donné à l'église nouvellement reconstruite cinq magnifiques colonnes de cuivre, dont quatre environnaient le grand autel, la cinquième portait une châsse, où l'on enfermait les reliques, el de celle colonne sortait une crosse qui, suivant l'antique usage, soutenait un St-Ciboire en vermeil, pour la réserve du Sl-Sacremenl, et on y lisait au bas l'inscription suivante : Ces colonnes ont été données par très révérend père en Dieu Maître Jehan Raulin , évéqiie et cardinal d Autun, le quel fut baptisé en icelle église, et assis, la vigile Mgr St. Jacques et St. Christophe, l'an l'iS'l.
Le don d'un livre était à cette époque chose assez importante, puisque nous voyons qu'on a conservé le souvenir d'une bible donnéeà l'église en 1484, le jeudi, veille de l'Assomption, parla veuve de M. Jean de Sl-Romain.
Cette bible était en latin et imprimée en deux volumes, lesquels reliés entre deicv ais furent enchaînés el attachés , es chayères du chœur. C'était probablement dans la crainte qu'ils ne fussent enlevés, c'était aussi pour que certains eeclésiasli(|ues, trop pauvres |)Our sj procurer dos livres dont le prix alors était exorbitant, ne fussent point privés des saintes lectures.
<M\T-jAr,yt ES-i.A-BOUcuEiar.. 207
La veille des grandes solennilés, les paroissiens asaienl coutume de faire quelciues présens à l'église; ainsi, en 1412, Simon Bureau de la Rivière donna un joyau d cagenl en forme de pellerin; Jean Bureau de Monglat présenta en 1453 , la veille de Noël , un petit tapis de Turquie; Franchequin Joan , épicier, avait donné en 141'2 an petit reliquaire en un rondeau de cristal enchâssé d'argent blanc , ou il y avait de la jambe et de la côte des Saints Innocens. En 1450 il fut aussi donné un autre joyau, oii était, est-il dit, encJidssé dufustde la vraie croix. ¥\AmG\ fit aussi offrande de deux tableaux destinés à ne paraître que les jours de grande fête. L'un s appelait imagerie d'une pitié de jy.S.; l'autre représentait la Passion et la Résurrection. Jacques Testartd, corratier de sel, donna aussi, le 10 janvier 4412 , 48 livres parisis pour soutenir et desservit de feu et autres choses une lampe assise en la dite église contre un pilier d'icelle a toujour.
Nous dépasserions les limites qui nous sont imposées, si nous voulions redire ici tous les noms honorables qui, par leurs largesses et leurs bienfaits, contribuèrent à la magnilicencc intérieure et extérieure de cet édifice, que tant de souvenirs amoncelés par la piété de nos pères doivent nous rendre aujourd'hui si regrettable. Multum illic sedimus et flevimus cum recordaremur.
Sur la fin du règne de Louis xi , pour conjurer la peste , la guerre et la famine , fléaux terrible^ (|ui alors pesaient sur le royaume de France, on fit dans Paris un grand nombre de processions générales ( c'était aussi en grande partie pour la santé du roi qui louchait à sa fin); Saint-Jacques se distingua des autres paroisses en déployant dans ces cérémonies une pompe et un luxe vraiment remanjuables.
Le dimanche 9 janvier 1482 , on célébra en grande pompe , à l'occasion de la paix récemment conclue^ une cérémonie à laquelle assistaient les ambassadeurs de Flandre.
Une autre procession eut également lieu le dernier jour du mois d'août de celte même année. L'intention marquée était que Von priât pour la prospérité du roi, pour son corps et pour son ame. Louis xi mourut ce même jour.
Citons maintenant quelques usages particuliers à Sainl-Jac- (|ues. L'hiver, on recouvrait inlérieuremcnt toute l'église ûc Feurre ou paille pour la plus grande commodité du peupli-; on
tiU8 i.i:> Liii.iSEs DE rvr.is.
élCj à l'Ascension cl à la Pentecôte, on la jonchait d'herbes et de feniliage, et à la fêle Patronale onélevail des niays que l'on plaçait dans des pierres creuses et remplies d'eau pour les héberger, c'est-à-dire pour les entretenir fraîches.
A la Pentecôte, au moment où l'on chantait le Veni Creator , un coulon blanc, un pigeon descendait du haut des voûtes; alors on lançait une grande quantité d'oiseaux qui, prenant leur essor au milieu des étoupes enflammées, se répandaient par toute l'église.
Enfin, le jour de Noël , on offrait à la curiosité publique le spectacle de la Gésine-Nolre-Dame , c'est-à-dire de l'enfantement de la Vierge Marie. L'enfant Jésus y paraissait coiffé de deux bonnets fourrés d'étoffe d'or, et d'une robe également fourrée et brodée en or.
Voici quels étaient les préparatifs de celte fête. Nous les transcrivons ici tels que nous les donne Villain, qui dit les avoir puisés dans le petit registre de la paroisse, et qui en donne la description suivante.
" Ensuite ce qui appartient pour servir au lieu ()u'on dit la Gésine- Notre-Dame , 1° une petite custode de toile azurée. /tem deux petits bonnets fourrés de lélisse, l'un de velours vert et noir , ouvré et broché d'or, dont chacun a un petit boulon de perles en manière de houpe pour servir à l'enfant. Item une petite robe de damas noir, brochée d'or, ouvrée à fleurettes blanches et vermeilles , fourrée de menu vair , et bordée de lélisse, pour servir au dit enfant. Item un contour de soye à oiseaux papegaulls, et autres pour servir durant la gésine. Ite/n un autre contour de velours vermeil et noir tout autour, et le corps d'autre soye fourré de menu vair pour servir à la dile gésine. »
Dans ces temps de foi simple et naïve, il fallait des représentations frappantes et sensibles, s'harmoniant inliinemenl avec l'idée religieuse , pour remuer l'imagination du peuple, et l'entretenir plus fortement dans sa croyance. De là ces spectacles religieux dont la foule était avide.
Hientùl le profane se mêlant au sacré, les abus commencèrent à déborder ilc tous côté.s^ et l'on se vil forcé de suspendre pour toujours ce qui, dans son principe pouvant exercer sur les masses une bonne et salutaire influence, dégénéra par la suite en une afCn'uso iinmnralili'.
S.UNT-JACQUliS-LA-BOUCllFJUi:. 2*J!;)
A l'hisloirc de Sl-Jacques se rallaclie le souvenir d'un grand mombre de confréries , ces saintes cl pieuses milices dans les- <|iiolles nos pères aimaient à s'enrôler.
La première confrérie qui s'établit dans cette église, fut celle de Sle-Anne sa l''" patronne; )a seconde^ celle de St-Jacques : c'est à l'occasion de cette confrérie que Gamache, grand-veneur de Charles VI, fait prisonnier à la bataille dAzincourt, donna en 1413 irente-six sols à l'œuvre en mémoire d'un vœu qu'il avait fait mettre devant limage de saint Jacques, et pour laisser ardnir les cierges.
Vient ensuite la confrérie des maîtres bouchers, appelée, dans les comptes de 1426 à 1432, la confrérie de la Nativité de Noire-Seigneur aux maures bouchers de la ville en la chapelle St-Louis.
Celte chapelle Si- Louis fut bâtie par cette corporation^ (pii, selon Lebœuf, ne se relira à St-Jacques, pour y fonder cette confrérie, que lors(|u'en 1416 sa boucherie fut abattue en vertu de lettres-patentes , (]u'obtinrent du roi le comte d'Armagnac et Tanneguy-Duchâtel, ces fiers et implacables adversaires de la fiiction Bourguignonne dans laquelle les bouchers avaient pris une paru fort active.
Ce fut sans doute pour lutter contre l'injustice et la tyrannie de ces hommes puissans , que les bouchers fondèrent cette confrérie; car il est à remarquer que le résultat de celte sainle association fut tel que, deux ans après, Charles vi leur accorda la permission de rétablir leur boucherie.
Nous citerons également la confrérie i\cSt-Bernard aux pèlerins, celle de St-Jean Vé^'angéliste aux peintres et selliers , une de St-Miclul aux chapeliers et aumussiers de la ville, une autre de St-Fiacr-e aux bonnetiers ; les confréries de St-NicGcolas, du Sl-Sacrenienl ; enfin celle de St-Charles Borromée, dans laquelle se firent recevoir saint François de Salle, Ann(! d'Autriche, épouse de Louis xiir, Marie Thérèse d'Autriche , femme de Louis xiv, Charlotte Marguerite de Montmorency , femme d'Henri de Bourbon prince de Condé, enfin Henriette! «l'Angleterre duchesse d'Orléans.
Nous terminerons cotte esquisse histori(|ue, en donnant un souvenir à (pieUpies uns dos bionfailcurs de celte paroisse, qui furent inhumés dans l'église: nialhourousemonl la perte de beau-
300 Li:s É(;Lists ui: rMus.
coup de liires ne nous permet pas de remonter plus luuil que
Cette même année 31 juillet mourut Jacqueline la Bourgeoise, teinturière, rue Marivaux. Ses bienfaits se trouvaient énonces dans une é|)ilaplie en vers français, gravée sur un pilier entre la chapelle de la Vierge et celle de la Communion. Voici le commencement de celte épilaphe; nous regrettons de ne pouvoir la citer en entier :
Ami qui par cy prené* vo voye <;el escril chacun do vous voye Fous Jacqueline la Bourgeoise Marcliaude loyale et courtoise Et en Marivaux leinlurirre Jadis coninie large atinionière A l'œvre de céans laissa Une maison quand trépassa.
Une autre inscription aussi en vers français, sur un autre pilier, faisait mention de plusieurs fondations faites à l'église par Jean Taillefer, et Jeanne Damiens sa femme.
Nicolas Boulard, dont nous avons déjà parlé comme fondateur de la chapelle Saint-Nicolas, fut également inhumé dans l'église, le 28 Juillet 1399. Citoyen aussi zélé que bon paroissien, il rendit aussi, au rapport de Juvénaldes Ursins, un service important à l'État. Voilà ce qu'en rapporte cet historien.
« En 1383, Charles vi ayant assemblé ses gens contre les Anglois (|ni étoicnl en Flandre, difficulté y eut grande comme un si grand ost pouvoit avoir vivres : et fut mandé un marchand bourgeois de Paris, nommé Nicolas Boulard, le quel se fit fort de trouver d'j bled, et mener a l'ost pour cent mille hommes quatre mois; et lui fut ordonné afin qu'il le fil, et aussi qu'il seroit bien payé, le (piel fil ses diligences. » Le même auteur dit encore qu'en l'année 1388, pour ce qu'on avoil vivres à grande difficulté, Nicolas Boulard marchand à Paris envoya vers leKliin, el par sa diligence oi." amenoit et faisoit venir vivres largement.
Boulard demeurail rue de la re«/?er/e, dite Sain l-Jaccpies-dela-Boucherie, à l'enseigne delà chaière chaise.
Jean Bureau, seigneur deMonglal, d'abord receveur ordinaire de Paris, ensuite maître de rarlillerie, chambellan de Charles vi,
SAIM-JACOUES-I A-BOI'CHERIE . 301
créé chevalier pnr Louis xi, fui inhumé dans la chapelle Saint- Simon.
Jean de Saint-Romain, seigneur deQuinci et de Frenir, d'abord procureur au Cliàtelelj ensuite procureur général de Louis xi et de Charles viii, y fut aussi inhumé.
Le fameux Jean Fernel, médecin de Henri ii , mort en 1558, (|ui laissa, outre trente mille écus d'or qu'on trouva dans son cabinet, trente-six mille livres de rente à ses deux filles. Catherine de Médicis était, dit-on, si contente de ses soins, qu'elle lui donnait dix mille écus à chaque couche qu'elle faisait.
La famille des Marcel, qui existe encore aujourd'hui à Louviers en Normandie, a rendu d'assez grands services à la paroisse, pour que nous ne les passions point sous silence.
Claude Marcel, fils de Matthieu et de Denise Marest^ qui en 1554 fut nommé par le roi pour faire la prisée des pièces d'argenterie que les bourgeois de Paris portaient à la Monnaie pour fabriquer des espèces.
Marcel, devenu échevin en 1557, sut si bien s'insinuer, dit Félibien , dans les bonnes grâces de la reine-mère, qu'elle lui fit l'honneur de tenir un de ses enlans sur les fonts; ce même jour elle lui donna la recette générale des décimes ; aussi, dans une délibération des notables de la paroisse, faite le 3 juin 1571 , est-il qualifié de receveur général du clergé, et en même temps de prévôt des marchands. Ce fut , dit encore Félibien un homme de haute probité. Il fut inhumé dans la chapelle Saint-Denis.
Enfin le célèbre Nicolas Flamel.
Cet homme extraordinaire a toujours si vivement excité la curiosité publi(|ue, et par sapiétéet l'utile emploi de ses richesses a, selon nous, tellement mérité de l'estime et de la considération de la postérité, que nous croyons devoir ici consacrer quelciues lignes spéciales à sa mémoire.
Flamel, né à Pontoise de parens obscurs, vint s'établir à Paris vers le milieu du (juatorzième siècle; pauvre et n'ayant pour unique ressource que sa plume, nous le voyons s'installer aux flancs de l'église Saint- Jacques, dans une petite échoppe de 5 pieds de long sur 2 de large, pour y exercer sa profession d'écrivain ; profession qui tout d'abord semblerait peu lucrative, si nous la considérions du point de vue de notre époque ; mais
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qui, au treizième siècle , avant la découverte de rim[irimerie , devait être un excellent véhicule pour arriver à la fortune.
Aussi, à force de travail et d'épargnes, rcussit-il en peu de temps à devenir propriétaire de son échoppe el de la maison qu'il tenait à loyer, sise au coin de la rue Marivaux; de là le commencement de cette fortune fabuleuse, sur laquelle on bàlit tant de contes ridicules et (ju'il n'acquit tout simplement, selon nous, qu'en donnantdes leçons d'écriture, en copiant ou faisant copier des manuscrits, en un mot en exerçant les fonctions d'un imprimeur de nos jours.
Nous ne réfuterons point les suppositions absurdes de quel- (jues historiens qui , voulant remonter à la source de toutes ces lichesses, n'ont pas craint de prononcer les mots de magie , de pierre philosophale , de grand œuvre. Nous nous contenterons seulement de dire que Nicolas Flamcl fut un grand citoyen, (ju'il eut le secret de faire de l'or avec son travail cl sa haute intelligence, et qu'en cela bien différent des spéculateurs et des enrichis de notre époque, il sut en faire un bon usage, en fondant des hôpitaux, des églises, en instituant des écoles et en répandant sur le pauvre toutes les douceurs de la plus sublime charité.
C'est lui qui lit bâtir une grands partie de Sle-Geneviéve des Ardens; on le voyait autrefois représenté en pied au portail de celte église. Nous savons qu'il coopéra non-seulement à tous les travaux qui se firent pendant sa vie au bâtiment de St-Jacques, mais encore qu'une grande quantité d'églises telles que St-Merry, St-Jean-en-Grève, St-Nicolas-des-Champs, St-Côme, Sl-Eustache , St-Germain-l'Auxerrois , etc., se ressentirent également de ses largesses.
Sa maison se trouvait située rue Marivaux, vis-à-visdn portail de l'église; on pouvait encore lavoir en 1750, toute chargée d'inscriptions et de figures gravées. Flamol s'y trouvait représenté à genoux, avec deux jeunes cnfans derrière lui ; on voyait au-dessus la sainte Vierge, et saint Jean assis comme sur le Calvaire, et au-dessous d'une corniche on pouvait lire ces paroles tirées des lamentations : Mes amis, qui passez la voie, regardez s'il est douleur pareille à la mienne. Au bas du pilier était nn saint Christophe accompagné d'un saint JaC(|ucs, patron do la paroisse