‹ Les Égyptiens préhistoriques identifiés avec les Annamites d'après les inscriptions hiéroglyphiquesChapitre 17 sur 43 · HA-KAP-TAH. KA, LE DOUBLE · texte numérisé non relu

HA-KAP-TAH. KA, LE DOUBLE

Les manifestations de lajo/e, occasionnée chez les êtres de la création par l'apparition de Jovis, expliquent parfaitement les chants et la danse représentés par Bès. La dénomination du soleil ou dieu suprême dans d'autres langues, par exemple irin, dan, etc., est également synony me de c?«nse, de /en, deyo/e et de chant.

Donnons une dernière preuve, que nous estimons convaincante, de l'origine annamite des mots provenant des traductions des inscriptions hiéroglyphiques.

MM. Maspero, Lepage, Renouf et d'autres Egyptologues ont constaté que les Egyptiens désignaient sous le nom de Ka, une sorte de double de la personne humaine. M. Amelineau spécifie que « la partie de l'homme qui s'appelait double naissait avec le corps, avait la forme du corps, et ressemblait si bien au corps, que, pour la représenter, les Egyptiens faisaient des représentations identiques avec le corps. Il vivait conjointement avec le corps, mourait avec lui, et c'est lui qu'on faisait revivre par les cérémonies des funérailles. »

M. Loret nous a démontré que c'était là l'origine du totémisme égyptien. M. Amelineau écrit encore que le premier roi de la première dynastie, thinile, Mina, le Menés des Grecs, détruisit la domination des prêtres de Thinis et fonda la ville de Memphis. « Cette ville fut consacrée au double du dieu Petah : Ha-Ka-Ptah, d'où les Grecs ont formé le mot Aï-gup-tos, par lequel ils ont désigné la vallée du Nil tout entière, et c'est de là que vient le moi .^gyptus et notre mot Egypte lui-même. »

Le caractère religieux, sacré, divin de la ville de Thinis, capitale religieuse de l'Egypte, est nettement indiqué par les mots annamites : tJianh, pur, saint, droiture, parfait; tin, croire, ajouter foi; tinh, pur, clair, briller, astre, repos, union; Ihinh, pur, clair, silencieux, prospérer; titien, ciel, les cieux, dieu (nom donné à l'Empereur de Chine).

En ce qui concerne le terme Ha-Ka-ptah, le vocable Aï, des Grecs, n'est peut-être que le mot annamite Aij, celui-là, cela, c'est-à-dire un déterminatif. De plus, Ha, en annamite, sert à marquer une situation inférieure, comme celle d'un serviteur, d'un familier; ou de dépendance (dépendances, annexes d'une maison). Enfin, Hai signifie deux et aussi, à double face; ainsi, ngouoï-haï, homme double, à double face, un Janus, dit le dictionnaire annamite.

Mais où le doute n'est plus possible, c'est dans la signification annamite du mot Kap-Tah (plutôt que Ka-Ptah), dans lequel kap ne serait alors qu'une répétition du sens du mot haï, double. En eflet, dans tout dictionnaire de cette langue on trouve : cap, gap, hop, (jup et aussi xip, double, doublure; cap, paire, couple; câp, numéral spécial des couples d'animaux et de quelques objets formant paire. (Le double, dans les hiéroglyphes, est, on le sait, représenté par une paire d'avant-bras.)

Enfin, l'une des significations du mot Tlia, en annamite, est : autre, différent, étranger, d'une autre patrie; et, aussi, pardonner, renvoyer, laisser aller; se répandre, se déverser.

Le vocable ta a la signification générale de : s'éloi-^

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