‹ Les Égyptiens préhistoriques identifiés avec les Annamites d'après les inscriptions hiéroglyphiquesChapitre 28 sur 43 · PHONÉTIQUES-ETHNIQUES, TA, SA, MA · texte numérisé non relu

PHONÉTIQUES-ETHNIQUES, TA, SA, MA

du langage primitif; savoir : à une tonalité haute, large, correspond une signification de hauteur, de grandeur, de sérénité, etc., au sens physique comme au sens figuré; une tonalité basse évoque les idées contraires'. Ainsi, on a, en ann. sa, élevé, comme sol, le soleil, comme sur, sus, etc. ; so, sur un ton bas : sœu, sou, bas, comme le sol, comme les mots sous, dessous. Lô, lùn, haut, supérieur, clair; Jœu, lœun, sur un ton bas : inférieur, bas, sale, boueux. Dô, don : clair, haut, dune; dœu, dœun, sur un ton bas : sale, bas, inférieur, boueux, comme la douve, comme la gadoue, comme l'anglais f/o?t';*, etc. Ces deux vocables lœun, dœun, bas, boueux, comme le latin lodo, nous ont révélé la véritable étymologie du mot London, Lœun-dœun, pays bas, boueux, marécageux par excellence {\o\v Annamites et Extrême-Occidentaux).

Le plus grand nombre des racines qui ont servi à effectuer les rapprochements qui font l'objet de cette étude, entre l'annamite et l'égyptien des hiéroglyphes, appartiennent à la fois à la langue annamite et à la langue chinoise. Il en est toutefois quelques-uns, le mot am, par exemple, qui sont du pur annamite, bien que nous ayons constaté que ce dernier mot, d'après le dictionnaire de cette langue, eût la même signification que le mot ram, qui est également chinois (à rapprocher de Rhamsès), et qu'il ne soit ainsi que le

1. Le geste devait toujours accompagner, au début, renonciation d'un vocable et aider à Texpression de Tidée à laquelle ce vocable se rapportait. Le langage idéo-phonétique fut ainsi le langage priniilif comme l'écriture idéo-graphique fut la première écriture.

38 LES ÉGYPTIENS IDENTIFIÉS AVEC LES ANNAMITES produit d'une élision. Des auteurs compétents ont écrit que si l'annamite contient un certain nombre de vocables chinois qui, pendant les milliers d'années qui se sont écoulées depuis la date où ils auraient été importés au Tonkin, ont su conserver leur phonétique primitive, sans altération, la langue annamite n'est nullement cependant un dialecte du chinois, et la très grande majorité des mots qui forment la phrase annamite appartiennent à une langue absolument différente du chinois.

On peut objecter encore que toutes ces racines, tous les vocables sur lesquels nous avons opéré et qui nous ont servi à déterminer la similitude des langues égyptienne et annamite, sont tous, ou presque tous, également chinois; que c'est donc la communauté d'origine de langues, et peut-être d'origine de races, des Chinois et des Egyptiens, plutôt que celle des Egyptiens et des Annamites, que cette étude a mise en relief. Nous n'y contredirons point; nous ferons cependant remarquer que notre travail a porté, ^vant tout, sur des A'ocables annamites et taï; qu'il démontre que cette langue était parlée', il y a 8 000 ans, telle qu'elle est parlée aujourd'hui. Le chinois, dont les premiers documents, dans la préhistoire, provenant de traditions et non plus de textes écrits, remontent tout au plus à 3 000 ans environ avant Jésus- Christ, ne peut point nous fournir de preuves aussi

1. Nous pourrions ajouter « et était écrite ». L'identité du signe du tat des hiéroglyphes égyptiens avec le signe des caractères idéographiques annamites et chinois ligurant l'arbre généalogique, on est une preuve frappante *.

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