‹ Les Égyptiens préhistoriques identifiés avec les Annamites d'après les inscriptions hiéroglyphiquesChapitre 39 sur 43 · LA CROIX ANSÉE. LA CROIX PAPALE · texte numérisé non relu

LA CROIX ANSÉE. LA CROIX PAPALE

hibou hoan, le héron koan, le faucon cJwunn, l'oie sauvage yen, tous animaux sacrés; dans les mots hao ou lîhao {rao) qui signifient haut, s'élever. Un petit trait dépasse l'échelon supérieur du caractère ; il correspond à l'élément de colonne qui surmonte le dad, élément dont les Egyptologues cherchent encore l'explication. Nous pensons que son objet est de bien marquer que l'on a voulu représenter à la fois et le tronc et la cime dun arbre, et, aussi, une colonne maîtresse; chacun des traits horizontaux figurant une branche et, dans le dad, un plateau, un appui, destiné à recevoir les statuettes et images de la race ou tribu correspondant à la branche de l'arbre généalogique.

On peut attacher également, et concurremment avec les interprétations précédentes, à la figuration de ce caractère ou du dad, une idée d'échelle {scala), allusion au haut vol des animaux de proie, animaux sacrés, et au vol, après la mort, de l'âme du double, vers les régions supérieures {seu, être; kala, lune, ciel) .

FiG. 10. — Caractère signifiant en annamite, chu ou thuc, oncle; celui qui commente, glose, explique les textes.

FiG. 9. — Caractère signifiant en annamite, chu et chua : maître, évêque, roi, seigneur. Potentat, Dieu.

On a en outre : chu, tigre, gorille, orang-outang ; chu-an, l'épervier, dont le nom est encore dieu et dziew, le vautour; oiseaux divins et, comme le tigre, le gorille, etc., totems de races et représentants de divinités.

FiG. 11. — Le samech des Phéniciens et des Asyliens ; c'est aussi le xi des Grecs primitifs. A rapprocher

86 LES ÉGYPTIENS IDENTIFIÉS AVEC LES ANNAMITES du sigma des mêmes, et du sin phénicien, dont la forme tend en outre à donner la figuration du zigzag de la foudre, figuration du serpent primitif [as, sa, xi, onomatopées), du symbole de la couleur astrale, de l'éclair, etc., dans un grand nombre de langues.

FiG. 12. — Croix papale. L'évêque et le pape sont désignés par le mot chua, en annamite. La croix papale n'est autre, ainsi, que le samedi des Phéniciens, et que le caractère annamite figurant la divinité '.

Ce chapitre pourrait être suivi d'un volume entier, qui deviendrait nécessaire si l'on voulait signaler les rapprochements et, dans bien des cas, les similitudes, que la critique la plus étroite ne saurait nier, entre les mots, les mœurs, les légendes, les cultes, etc., des races occidentales et les mots, les légendes, les rites, nous ne dirons point dos races asiatiques, mais uniquement de cette race que nous désignerons par la dénomination de race taï-annamite. Ces rapprochements mettraient encore davantage en évidence la priorité d'origine et de haute culture intellectuelle, notamment dans les conceptions d'ordre philosophique et religieux, des préhistoriques de cette race. On conçoit, en présence de cette constatation, l'importance capitale qu'il y aura lieu désormais d'attribuer à l'étude de la langue parlée par cette race, la seule qui soit susceptible de nous fournir, d'une manière aussi simple et aussi complète,

1. Ordre présumé de l'antiquité des différents symboles : LVîme en soie; la crosse des bonzes; les arbres généalogiques; le dad; la croix ansée, insigne d'une croyance et instrument de supplice; enfin, les autres figurations de la croix [orantes, etc.)

DÉVAKI. DÉMÈTER. CYBÈLE. 87

la clef de bien des mythes, des légendes et des doctrines qui ont bercé l'avènement des civilisations occidentales, entre autres de celles d'Israël, de la Gaule, de la Grèce, de Rome, etc., civilisations nées d'hier, si on les compare à l'antiquité de la civilisation égyptienne, qui n'est elle-même que la fille aînée de la civilisation avancée à laquelle devait déjà être parvenue, dans la nuit des temps, cette race taï-annamite'.

Mais tel ne peut être, pour des causes diverses, l'objet de cet opuscule, de visées plus modestes. Nous pensons toutefois qu'il ne sera pas sans intérêt de signaler encore quelques-uns des points de contact de ces races, que nous a révélés la simple lecture de l'ouvrage d'un véritable « initiateur », auquel il eût suffi de posséder la connaissance de cette langue taïannamite pour faire, de son étude si remarquable % l'évocation la plus passionnante en même temps, peutêtre, que la plus sûre, qui ait été jusqu'ici donnée de l'origine des grandes religions, par une explication, en quelque sorte scientifique, de leurs m3^stères.

A cette origine comme, aussi, à celle de toute doctrine philosophique, nous trouvons 1' « amdeueung », la dualité mâle et femelle des Annamites. Là réside le secret du Sphinx, le secret du mythe de Ta-Mouth, le dieu-déesse hermaphrodite; celui des mystères de Thot-Hermès, le dieu Un et Tout, la

1. Los Tomples Ép-yptiens, d'après Mnnéllioii, devaient posséder une tradition de 30 000 années. Pythagore, dans ses entretiens avec les prêtres d'Apollon, disait de l'Épypte, >■ qu'elle était niére de la Grèce, vieille comme le monde, conservant dans ses tombeaux, le secret des peuples, des lanjiues, des religions ».

Page 1