Extrait du procès-verbal manuscrit
Le discours de Liancourt, qui n'a pas été donné dans le procès- Terbal de la Noblesse, a été publié en annexe du procès-verbal du Tiers* :
« ...Vous reconnaîtrez, Messieurs, dans la déclaration de notre Assemblée générale, l'expression des sentiments qui ont animé les diverses assemblées partielles des citoyens nobles de cette capitale : regrets de la dissolution de la Commune, vœux ardents pour sa réunion, désir et espoir d'un rapprochement entre les Ordres, qui peut diminuer le malheur de leur séparation première; enfin des sentiments d'estime et d'afifection pour nos frères, les sincères citoyens du Tiers.
« Enfants d'une même Patrie, nous n'avons tous qu'un même intérêt, le bien de l'État... Le salut de la Patrie nous commande l'union ; il nous en fait un devoir, et nos cœurs en éprouvent le besoin , . . L'Ordre du Tiers reconnaîtra, dans toutes les circonstances, avec toute la France, avec l'Europe entière, que l'esprit de justice et de désintéressement, que l'abnégation de tout esprit départi, que la disposition au sacrifice des intérêts privés pour l'intérêt public, qu'enfin tous les sentiments d'un véritable patriotisme seront aussi essentiellement l'apanage de la Noblesse française que le courage et la loyauté. »
CLERGÉ 30 avril, soir.
« ...M. de la Vaupalière était à la tête de la députation envoyée par l'Ordre de la Noblesse. Il témoigna de la part de son Ordre la satisfaction la plus grande du vœu que la Chambre du Clergé lui avait fait exprimer dans sa députation du 27 avril et des désirs d'union et de concorde qui y étaient renfermés ; il finit par déclarer que les sentiments de son Ordre seraient en tous ces points réciproques... »
1" mai^ soir.
« ...A la tête d'une députation de MM. de l'Ordre de la Noblesse, M. le marquis d'Amboise a porté la parole d'une manière satisfaisante pour le renouvellement des sentiments de son Ordre envers le Clergé et a laissé sur le bureau (l'arrêté du 1" mai)...
« Monseigneur l'archevêque a répondu que la Chambre du Clergé, animée d'une nouvelle sensibilité pour les nouvelles marques de confiance et de fraternité que l'Ordre de la Noblesse venait de lui faire exprimer, allait s'empresser de témoigner aux citoyens nobles de Paris son désir d'y correspondre par la délibération en réponse aux vœux desdits citoyens nobles...