Voir t. II, ch. iv, xix, xx, xxi et xxii
municipale, ancienne et future, pour compléter le chapitre consacré à la délibération du Cahier particulier de la Ville.
Nous analysons et citons d'abord les pièces manuscrites; nous résumons, d'autre part, les pièces imprimées, que nous complétons avec les brochures les plus importantes adressées directement à l'Assemblée des trois Ordres, ou aux commissaires chargés de la rédaction des Cahiers.
Au premier rang des pièces signées se trouve un paquet assez gros de lettres d'écoliers de Paris, appuyant une pétition pour recommander l'un des professeurs du collège de Montaigu, Jean-Maurice Le Suëre du Plan, et son nouvel ouvrage Les racines latines.
Au nom de tous les boursiers du eoUège Louis-le-Grand, J.-B. Vacherot signe une note contre l'administration de ce collège, lue à l'Assemblée des Capucins de la Chaussée d'Antin.
Un autre étudiant, ecclésiastique, présente un mémoire sur VÉtat des études théologiques, les frais et les abus multipliés dans l'éducation des séminaires et dans les cours de licence.
L'avocat Cournault, « un des plus zélés membres du Tiers-État », se plaint de ce que « la Bibliothèque du Roi, à l'entretien et à la splendeur de laquelle contribue chaque auteur , a les mêmes vacances
que le Parlement, vaque absolument quatre mois de l'année et
qu'au lieu d'être ouverte journellement aux gens honnêtes qui voudraient y puiser des lumières, elle leur soit fermée impitoyablement tous les jours de l'année, hors le vendredi et le samedi matin, entre neuf heures et midi moins un quart. »
L'électeur Delavigne insiste afin que l'on n'oublie pas, au chapitre des finances, « la réforme du tabac râpé, car, écrit-il, « la question de savoir si on laissera le fermier empoisonner le public par du tabac corrompu et rempli de vers ne peut être indifférente, même aux citoyens qui ne prisent pas ».
Un « artiste intègre et véridique » expose les abus et dépenses excessives des Ponts et Chaussées, réclame « la suppression totale des Menus- Plaisirs, leur réunion aux Bâtiments du lloi, et une réforme immense de l'administration des carrières, établie en 1778 ».
Un autre signale les dépenses exorbitantes du Garde-meuble de la Couronne, et dénonce la construction, « dans le faubourg Saint-Denis, d'un hôtel superbe pour les officiers des ponts et chaussées ».
Un « Espagnol de nation, graveur sur métaux », se met à la disposition des électeurs pour leur expliquer « un système de vérification des ouvrages d'or et d'argent, qui empêche toutes les malversations, assure au Roi la perception des droits établis, et aux citoyens la garantie de n'être pas trompés ».
Un citoyen, en post-scriptum de ses Demandes, propose cette réforme « qui pourrait être faite en trois mois et ne rien coûter au Gouvernement : Pour que les piétons, qui sont en si grand nombre, puissent marcher plus commodément par les rues et boues de Paris, il soit ordonné à chaque propriétaire de maison de supprimer ses gouttières et d'établir