‹ Les élections et les cahiers de Paris en 1789 (volume 2)Chapitre 177 sur 549 · Archives parlementaires, IV · texte numérisé non relu

Archives parlementaires, IV

4. Voir t. ]I, p. 427, 437, 449, 450, 469, 470, 478, 486 et 496,

5. In-8° de 32 pages avec supplément de 7 pages, signé l'abbé B.. Z.. D,.. Bibl. Bat. Lb39 1555. Ce Cahier des Trois Ordres contient quelques articles remarquables sur

l'organisation à Paris d'une Assemblée provinciale, « autrement nommée, si l'on veut », ât sur la création d'un « Comité ou département de la bienfaisance, centre de tous les établissements qui ont pour but le soulagement des infortunés. »

6. Gabriel Brizard, érudit, premier commis à la chancellerie de l'Ordre du Saintîsprit, mort à Paris le 23 janvier 1793, éditeur de Mably et de Jean-Jacques Rousseau, qui ivait écrit, en 1779, une Histoire généalogique de la maison de Beaumont en Dauphiné, et qui publia, en 1791, des études sur le Massacre de la Saint-Barthélémy et sur

\,ouis XL

« Que le Louvre, ce monument abandonné parle Roi, soit achevé par la Nation ; qu'il soit consacré, sous le titre de Palais des États généraux, à recevoir et placer désormais ces augustes assemblées; des statues allégoriques des provinces rangées autour; les députés y ayant leur logement et leur salle d'assemblée; au milieu, la statue du Roi :

Au PÈRE DE LA PATRIE PAR LA NATION EN 1789

« Que LA Rastille, cette odieuse forteresse, soit abandonnée au public pour en faire justice lui-même et la détruire sans laisser pierre sur pierre; que ce vaste terrain, si longtemps abreuvé par les pleurs du désespoir, soit consacré à l'utilité et à l'agrément du peuple, changé en promenade publique, suivant le vœu déjà exprimé par nombre de citoyens, et que, sur les débris de cet antique monument du despoisme, soit élevé une statue a Louis xvi, restaurateur de la France et de la

libertés 1)

Un électeur du district des Minimes de la place Royale^, l'ancien notaire Lormeau, se hâte de signaler aux rédacteurs du Cahier général l'initiative que vient de prendre la ville de Rouen ^ de proposer d'élever à Paris, sur une place dite des États généraux, « un monument dédié à Louis XVI et surpassant en magnificence tous les autres monuments publics de la Capitale, pour annoncer aux étrangers et à la postérité l'importance de l'événement et l'énergie des sentiments qui en font voter l'érection ». Dans des Observations'' imprimées sur cette question et sur le vote par tête, à l'exemple du Dauphiné, il s'écrie :

« Heureux les habitants de Rouen d'avoir pu émettre ce vœu

avant nous! C'est sur les débris de la Rastille que doit être élevé ce

monument de paix, qui sera pour les races futures un témoignage éclatant du grand œuvre de la restauration de la patrie, émané de la

justice et de la bonté du Titus de la France Sa Majesté sera suppliée

de permettre qu'au pied de sa statue soit placée celle du ministre Necker. »

Immédiatement les architectes se mettent à l'œuvre. Cinq semaines avant la prise de la Rastille, le 7 juin, l'Académie royale d'architecture reçoit de Davy de Chavigné^ conseiller du Roi, auditeur ordinaire

1 . Dans une autre brochure, sans titre, 6 pages in-8, de la collection fictive de la Bibl. nat. Le2* 256, t. 1, on propose que la statue soit équestre, avec cette inscription :

LUDOVICO XVI OB PUBLICAM LIBEBTATEM CUM PRINCIPATU FELICITER CONSOCIATAM. DanS Un

appel Aux Trois Ordres (Lb^s 7193), on demande que cette statue équestre soit élevée en face de celle d'Henri IV.

2. Voir t. II, p. 464, la protestation à laquelle il prit part.

3. Art. dernier de son Cahier, Archives parlementaires, Y, 603.

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