‹ Les élections et les cahiers de Paris en 1789 (volume 2)Chapitre 307 sur 549 · Arch. nat., K · texte numérisé non relu

Arch. nat., K

<i seconder promptement, et avec un esprit de sagesse et de paix, l'ac- <i complissement du bien que je suis impatient de faire à mes sujets et « qu'ils attendent avec confiance de mes sentiments pour eux. »

Dans la séance de la veille, Mirabeau avait qualifié la proposition prétendue conciliatrice de Necker « un attentat aux droits de la Nation qui paralyserait l'Assemblée nationale avant même qu'elle eût manifesté son existence »; et les Communes avaient décidé, par /|00 voix contre 25, de ne pas délibérer sur le projet ministériel avant la clôture du procès-verbal des conférences.

Cependant, un député du Clergé de Paris hors murs. De Goulmiers, abbé régulier d'Abbecourt, lance une motion a concernant la cherté des grains et la misère du peuple » qui semble de nature à obtenir l'adhésion des trois Ordres et à entraîner l'accomplissement d'un acte législatif, sans solution de la question primordiale posée. La Noblesse, par la voix du député de Paris Lally-Tolendal, appuie la proposition ecclésiastique, s'écriant : a Que le peuple ne nous croie pas indifférent à ses malheurs Rallions-nous au peuple! »

Des députations de la Noblesse et du Clergé vont auprès des Communes annoncer l'acceptation de l'arbitrage royal et de la motion pour le peuple. Bailly leur lit la décision précédemment prise quant à la proposition ministérielle; quant à l'autre, il répond : « Le vœu le plus ardent des représentants du peuple est de venir à son secours. L'arrêté du Clergé les autorise à croire que cet Ordre partage leur impatience à cet égard, et qu'i/ ne se refusera pas plus longtemps à une réunion sans laquelle les malheurs publics ne peuvent qu'' augmenter . »

Après des débats, où la conduite du Clergé est traitée de « séditieuse », où on lui conseille de remplir son devoir en vendant, pour soulager ceux qui souffrent, le quart des biens dont il abuse au mépris des canons de l'Église, les Communes votent avec une unanimité solennelle celte réponse au premier Ordre : « Pénétrés des mêmes devoirs que vous, touchés jusqu'aux larmes des malheurs publics, nous vous conjurons de vous réunir à nous dans l'instant même, dans la salle commune, pour arriver aux moyens de remédier à ces malheurs! »

En attendant le procès-verbal des conférences, achevées le 6 au soir, les Communes continuent à discuter leur règlement intérieur. Le 8, elles renouvellent leur bureau provisoire, dont Bailly est réélu le doyen.

Le 10, le procès-verbal des conférences déposé, Mirabeau réclame l'attention générale « pour une motion de la plus grande importance que va présenter un membre de la députation parisienne ».

L'abbé Sieyès expose qu'il doit être fait aux ecclésiastiques et aux nobles « individuellement et collectivement une dernière sommation de venir dans la salle des États, pour assister, concourir et se soumettre ti la vérification commune des pouvoirs », laquelle sera commencée tt dans une heure, par l'appel général de tous les bailliages; défaut devra être donné contre les non-comparants ».

La motion, très ardemment discutée, n'obtient pas d'abord la majorité absolue; elle n'est adoptée qu'à la séance du soir, le mot invitation étant substitué au mot sommation. A cause de la Fête-Dieu, le 11,

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