LA GARDE BOURGEOISE ET LA COMMUNE
« et les premiers officiers de l'ancien Corps prétendu municipal, ayant u à leur tête le président de la Commune, se présenteront à l'Assem- « blée nationale, pour la conjurer de sanctionner la Constitution de la « Commune;
« Et au même instant ils présenteront une Adresse respectueuse u au Roi, souverain exécuteur de la yolonté générale, pour l'assurer de « tous les vœux que la Commune a formés pour la gloire de son au- « guste famille;
« Et les députés des représentants provisoires de la Commune reraet- « tronl sur le bureau de l'Assemblée nationale Vacle de la Constitution « ratifiée par les districts;
« Et les premiers articles de cette Constitution seront :
« Qu'il sera nommé des commissaires pour procéder à la rédac- (( lion d'un plan de Municipalité élective et annuelle, et à l'établissement « des milices bourgeoises. »
Cette motion fut appuyée par Beullanger, ancien consul, électeur du district.de Saint-Merry, et, sauf l'article 3, sur l'assemblée des districts, par Dumangin, médecin, électeur du district de Saint-Germain-1'Auxerrois.
Bonneviile, dans une troisième motion, admettait qu'on délibérât sur la constitution en Commune, réclamée par l'abbé Fauchet, avant de s'occuper de la garde bourgeoise, et ajoutait deux amendements à la proposition Fauchet;
« 1 " Constitution provisoire jusqu'à la ratification des districts; « 2" Commissaires nommés pour un plan de Municipalité annuelle et élective. »
Bancal des Issarts, ancien notaire, électeur du district de Saint- Eustache, somma l'Assemblée de la capitale d'émettre le vœu attendu par l'Assemblée nationale, depuis la motion du comte de Mirabeau, de demander au Roi l'éloignement des troupes'. Il rappela que c'était avec le même « appareil de guerre » que, le 8 mai de l'année précédente, avait été imposé << l'enregistrement de lois absurdes et tyranniques qui n'avaient pu résister à l'indignation et au mépris de la Nation ». Puis il s'écria :
« Ces baïonnettes, cet étendard du despotisme et de la mort
qu'on présentait l'année dernière aux ministres de la justice, sont tournés aujourd'hui avec un appareil plus menaçant et plus terrible contre les représentants de toutes les provinces de France, rassemblés dans un même lieu. On dirait que l'ennemi le plus redoutable est à nos