‹ Les élections et les cahiers de Paris en 1789 (volume 2)Chapitre 349 sur 549 · Procès-verbal Dailly-Duvcjricr, I, 140-1D · texte numérisé non relu

Procès-verbal Dailly-Duvcjricr, I, 140-1D

sont instantes et nécessaires? Ont-elles besoin d'autres titres et d'autres motifs que la justice et la nécessité? La politique d'un tel établissement est de réunir toutes les classes d'habitants, pour les intéresser toutes à la défense de leurs droits communs. Qui peut désapprouver de telles vues et de tels principes, quand ils ont pour objet la paix, l'union et la concorde entre tous les citoyens, quand ils nous mettent en mesure avec les événements? Il faudrait être bien aveugle et bien lâche pour n'oser s'y résoudre, bien dévoué à l'esclavage et au despotisme pour s'y opposer.

« Non, messieurs, nous ne devons, sous aucun prétexte, retarder cet établissement ou plutôt cette constitution des Communes. Notre droit à cet effet existe dans le choix que nos concitoyens ont fait de nous, et qu'ils confirment ici par leur présence. Il existe dans les instructions et dans les pouvoirs que nous avons donnés à nos députés, et dont nous sommes, en ce moment, les premiers et même les seuls garants envers les habitants de cette ville.

« Ce droit existe dans la légalité de notre assemblée, reconnue par l'Assemblée nationale elle-même. Il existe dans l'activité de nos séances et de nos travaux; car enfin nous sommes ici pour veiller à l'ordre, pour établir l'ordre, pour garantir les citoyens et de l'exagération de leurs inquiétudes et des surprises que l'on pourrait faire à la religion du Prince. Nous sommes ici pour seconder les efforts du patriotisme et de la liberté, et pour donner aux provinces l'exemple du courage et de la modération du courage

« La constitution des Communes de Paris rappelle des droits qui sont inhérents à toutes les Communes du royaume et qui font la base de toutes les associations politiques, soit générales, soit particulières. Ces droits sont :

« 1° Les usages relatifs à la propriété des Communes;

u 2° Les élections directes et immédiates des différents officiers de ces Communes;

« 3" Le pouvoir particulier de chacune de ces magistratures municipales;

« k" La stipulation des franchises, droits et devoirs de la Commune;

« Et 5'' la garde et défense de la Cité, et des droits et propriétés de la Commune.

H Dans les Cahiers donnés à nos députés nous avons à peu près réclamé les quatre premiers articles que je viens de dénoncer; nous les avons réclamés, parce qu'ils nous ont appartenu avant l'établissement de la monarchie et sous les deux premières races. Depuis ce

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