‹ Les élections et les cahiers de Paris en 1789 (volume 2)Chapitre 357 sur 549 · LE SOULEVEMENT DU PEUPLE ET LE COMITÉ PERMANENT DU 13 JUILLET · texte numérisé non relu

LE SOULEVEMENT DU PEUPLE ET LE COMITÉ PERMANENT DU 13 JUILLET

L'Assemblée générale des électeurs s'était ajournée au lundi 13, quatre heures après midi. Le peuple de Paris se souleva sans attendre l'organisation de la garde bourgeoise. Le dimanche 12, à six heures du soir, « la grande salle de l'Hôtel de Ville était occupée par une multitude immense de tous états et de toutes conditions ^ ».

Quelques électeurs, « en trop petit nombre pour prendre aucune délibération 2 », essayent de « calmer l'effervescence du peuple » et réussissent, « pendant quelques moments, à l'empêcher de franchir la barrière qui séparait l'enceinte destinée au public « de la partie réservée à l'Assemblée générale.

Vers huit heures, une patrouille du guet à pied rentre au poste établi sur la place. La foule désarme les soldats. Dans la grande salle salle retentissent « les cris pour obtenir des armes et les menaces de mettre le feu à l'Hôtel de Ville ».

La barrière est franchie, les électeurs sont « pressés jusque sur le

bureau On leur demande impérieusement un ordre en vertu

duquel les citoyens soient autorisés à s'armer pour repousser le danger qui menace la capitale ».

Des hommes de la foule rapportent précipitamment :

Sur la nouvelle du renvoi de Necker, les images du ministre et du duc d'Orléans ont été saisies chez Gurtius, on les promène dans toutes les rues;

On a fait fermer tous les spectacles;

Il se répand dans tous les quartiers des bandes « d'hommes sans aveu et sans domicile, armés et menaçants »;

A l'entrée des Champs-Elysées il y a quatre canons, mèches allu-

1. Nous résumons les pages 175-181 du t. ï" du Procès-verbal de Duveyrier, et nous y ajoutons quelques traits du récit de l'électeur Dusaulx.

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