‹ Les élections et les cahiers de Paris en 1789 (volume 2)Chapitre 398 sur 549 · CHEFS IMPOSÉS A LA GARDE BOURGEOISE · texte numérisé non relu

CHEFS IMPOSÉS A LA GARDE BOURGEOISE

ils ont profité d'un bateau, dans lequel ils n'ont été clandestinement introduits que sur leur déclaration qu'ils étaient du Tiers-État, et de plus, députés des électeurs de Paris. Ce bateau, qui allait à l'École militaire chercher, s'il était possible de les recouvrer, les équipages des deux régiments suisses campés la yeille au Champ de Mars, les a mis à terre au port de Passy.

« Ils ont vu les statues de cette barrière brisées, et le bureau des commis incendié. Ce spectacle leur a fait craindre de plus grands malheurs ; mais, arrivés à la hauteur des Tuileries, un autre sentiment s'est empnré de leurs ûmes. Ils n'ont pu voir sans attendrissement, sans admiration, les préparatifs faits pendant la nuit pour défendre l'entrée de la Ville, une haute barricade formée de pavés et de voitures, des canons placés sur la terrasse des Tuileries, tous les postes garnis de citoyens armés et manifestant à l'envi les plus fermes résolutions. »

Au commencement de ce rapport. Bancal des Issarls et Ganilh avaient dit qu' « avant de quitter l'Assemblée nationale, M. de La

Fayette leur avait particulièrement recommandé de se défier des officiers GÉNÉRAUX que, conformément à la réponse du Roi, le gouvernement allait

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