COMMISSION DE COMMANDANT
DE LA MILICE BOURGEOISE DE PARIS Pour le sieur de Brandon.
« Versailles, 14 juillet 1789.
« Louis, etc.
u A notre cher et bien amé le sieur comte de Brancion, maréchal de nos camps et armées, salut.
« La bourgeoisie de notre ville de Paris s'étant trouvée dans la nécessité de prendre les armes et de se former en milice, pour s'opposer aux excès auxquels la Capitale se trouvait exposée de la part de vagabonds et de gens sans aveu, nous avons pensé qu'il était de notre sagesse d'approuver le parti que notredite Ville a été obligée de prendre, et que nous ne pouvions confier à un officier plus expérimenté que vous le commandement de cette milice bourgeoise, connaissant depuis longtemps votre vigilance, votre zèle et afl"ection à notre service, et bien persuadé que vous ne négligerez rien de tout ce qui puisse contribuer au bon ordre, à la sûreté et à la tranquillité des citoyens de notre bonne Ville de Paris.
«( A ces causes, nous vous avons commis et, par ces présentes signées de notre main, vous commettons pour remplir et exercer les fonctions de Commandant de la milice bourgeoise de notre bonne Ville de Paris; vous donnons à cet effet tous pouvoirs et autorité ; mandons aux Prévôt des marchands et échevins de notre bonne Ville de Paris et à tous autres qu'il appartiendra de vous reconnaître en ladite qualité décommandant de la milice bourgeoise de la Ville. « Car tel est notre bon plaisir.
« Donné à Versailles, le U* jour du mois de juillet, l'an de grâce 1789 et de notre règne le '16«. »