ALARMES DU 15 JUILLET
camps et armées, le commandement de la milice bourgeoise de la Ville de Paris et voulant nommer à la place de major de ladite milice, Sa Majesté a cru qu'elle ne pouvait faire un meilleur choix pour remplir ladite place que la personne du sieur de Gerquigny.
« A cet effet, Sa Majesté a commis et commet ledit sieur de Gerquigny pour remplir les fonctions de major de la milice bourgeoise de ladite Ville de Paris, sous l'autorité et commandement dudit sieur comte de Brancion, auquel Sa Majesté mande de faire reconnaître ledit sieur de Gerquigny en ladite qualité par tous ceux et ainsi qu'il appartiendra, et de le faire obéir en tout ce qu'il leur commandera pour le bien, la tranquillité et sûreté de la Ville de Paris, et, pour assurance de sa volonté, Sa Majesté m'a recommandé d'expédier le présent brevet qu'elle a signé de sa main et fait contresigner par moi, conseiller secrétaire de ses commandements et finances *. »
LE COMITE PERMANENT ET L ASSEMBLEE DES ELECTEURS DANS LA JOURNÉE DU 15 JUILLET^
Sur la plainte des payeurs de rentes, qui ne peuvent remplir leur office, le Gomité permanent fait publier l'avis que, « l'Hôtel de Ville « étant toujours occupé pour les afi'aires publiques, les payements de « rentes se feront, le 16, aux Petits-Pères de la place des Victoires «.
L'officier et les soldats suisses de Salis-Samade, de la garnison de la Bastille, ayant été casernes dans les églises de Saint-Jeau-eu-Grève et de Saint-Gervais, par la compagnie de l'Arquebuse, celle-ci est, d'ordre du commandant de La Salle, autorisée à « les faire marcher avec elle ».
Le receveur des octrois de la Ville, Alix, expose que « la perception des droits pouvait seule, dans cette crise, alimenter les fonds destinés à toutes les nécessités du moment, et que les barrières ont été incendiées, les bureaux pillés, les registres déchirés, tous les commis dispersés ». L'Assemblée générale ordonne d'afficher l'Arrêté déjà pris par le Gomité permanent :
« Arrêté que MM. de la Ferme générale et de la Régie générale continueront de percevoir les droits d'entrées et autres droits établis à Paris.
1. Un laissez-passer, délivré par le marquis de la Salle à l'un de ses aides de camp^ cité dans Vlnventaire de la collection Fillon, par Etienne Charavay, t. 1, p. 120, est con~ tresigné La Fayette à la date du 14 juillet. Cette pièce prouverait que La Fayette se serait rendu à l'Hôtel de Ville et y aurait commencé à agir avant la visite olltcîolle de la grande Députation de l'Assemblée nationale; peut-être, ajouterons-nous à la demande du Roi, aussitôt après le retrait de la commission qui allait ôtre délivrée à M. de RrancioD.