‹ Les élections et les cahiers de Paris en 1789 (volume 2)Chapitre 453 sur 549 · Ibid., II · texte numérisé non relu

Ibid., II

suffisante, dit De Leutre en son rapport, u pour les besoins de la communauté, composée de 110 personnes et chargée en outre de la nourriture de 60 militaires de la garde du district. » Une seconde visite a été autorisée sur la demande de la Basoche, par le Comité permanent. De Leutre a passé la nuit à Tabbaye de Montmartre et ne l'a quittée que la tranquillité complètement rétablie aux alentours.

Le 25, était faite une autre perquisition, hors de la ville, au couvent des Ursulines de Saint-Gloud, où l'on ne trouva ni dépôt de grains ou farines, ni des armes ou munitions K

Le juge civil et criminel de la Villette envoie, le 20, dix détenus des prisons de son tribunal, avec les interrogatoires qu'ils ont subis, « il les regarde comme suspects » et invite l'Assemblée des électeurs à « statuer sur eux ce qu'elle jugera convenable ». Les prisonniers sont « renvoyés aux prisons du Châtelet, pour être statué sur eux par les juges ordinaires - ».

Le 21, un électeur faisait observer que les prisons se remplissaient tous les jours d'un nombre très considérable de criminels, vagabonds, gens sans aveu, et autres saisis et constitués prisonniers par la garde nationale; que l'interruption de toute justice ajoutait à cet inconvénient.

« Après débats multipliés, l'Assemblée arrête :

« Que M. le curé de Saint-Étienne-du-Mont, M. le commissaire Carré et M. Jallier, électeurs, se transporteront chez M. le lieutenant criminel comme députés de l'Assemblée, pour prier ce magistrat de vouloir bien, successivement et selon sa prudence, rendre la liberté aux citoyens qui ont été conduits dans les prisons ordinaires par les patrouilles de la milice parisienne, si d'ailleurs ils ne sont prévenus de quelques délits graves '\ »

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