FOULLON ET BERTIER
Très tard dans la soirée du 20 juillet, se présentait à l'Hôtel de Ville une députation de la municipalité de Gompiègne avec une lettre signée de neuf officiers municipaux et citoyens, annonçant qu'ils venaient d'arrêter l'intendant de Paris, Bertier de Sauvigny, et u prient l'Assemblée des électeurs de les éclairer pour la conduite à tenir ».
u M. Bailly a été invité à se rendre à l'Assemblée pour délibérer sur cet objet important.
« Il s'y est rendu sur-le-champ ; et, après mûre délibération en « présence des députés de Compiègne, il à été arrêté que, la Ville de « Fasris ne faisant point chercher M. Bertier de Sauvigny, et cet ancien « intendant n'étant ni accusé, ni décrété par justice, il serait répondu « aux habitants de Compiègne qu'il n'existait aucune raison légitime « de Je retenir prisonnier. »
1. Procès-verbal Duveyrier, II, 275-276, 292-295, 409-411, 438.