GRATIFICATIONS AUX SOLDATS
vantes sur les gratifications accordées à une partie des soldats blessés dans l'émeute :
A M. RULHIERE
« Versailles, 3 juin 1789,
« C'est avec plaisir, Monsieur, que je vous apprends que d'après le compte que j'ai rendu au Roi sur votre rapport des blessures qu'ont reçues et des dommages qu'ont éprouvés les officiers de cavalerie de la garde de Paris que vous commandiez lors de l'émeute du faubourg Saint-Antoine le 28 avril dernier, Sa Majesté a bien voulu accorder à ces braves gens les gratifications contenues en l'état que je joins ici. Elle m'a chargé particulièrement de vous témoigner sa satisfaction de la conduite ferme et courageuse que vous avez montrée en cette circonstance.
« A l'égard de la veuve Fortin, Sa Majesté lui accorde une pension de 300 livres qui aura cours à dater du premier mai dernier. J'ai recommandé le sieur Seigneur à M. le comte de Puységur avec l'intérêt que cet officier mérite, et je serai fort aise d'avoir à lui annoncer que sa demande a été favorablement accueillie.
« Je suis, monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur,
« Laurent de Villedeuil. »