Ardu nat., Bill, 1012, f
« Je vous prie de jeter les yeux seulement sur ce qui est marqué.
« Je ne dois pas vous laisser ignorer la consternation du Bureau de la Ville, qui sera duement partagée par les Compagnies de Cour souveraine. Les services vous sont connus. Vous verrez que j'ai fait remettre jusqu'à lundi, c'est-à-dire après le jugement, l'Assemblée des Compagnies de la Ville.
« Je crois devoir et pouvoir vous prier, Monsieur, de ne pas laisser ignorer au Conseil tout ce que j'ai eu l'honneur de vous dire hier matin, que la position personnelle et malheureuse dans laquelle va me mettre le jugement de cette affaire, s'il est défavorable à la Ville, qui ne peut ni ne doit consentir à aucune relation avec le Châtelet, ne ressortissant qu'au Parlement.
« Je suis avec respect, Monsieur,
« Votre très-humble et très-obéissant serviteur, « Le Peletier. »
« Dans la matinée du 27 mars, Necker avait reçu des Observations, qu'accompagnait la lettre d'un particulier qui en expliquait ainsi l'impartialité1 :
« Monsieur,
« Je ne me mêle en aucune façon d'écrire sur les affaires publiques. Cependant, je lis beaucoup d'ouvrages sur ce sujet, plus de mauvais que de bons ; j'entends discuter sur beaucoup de points qu'il me paroît que la discussion n'éclaircit pas, parce qu'elle ne se fait presque jamais à armes égales, et souvent de mauvaise foi des deux côtés.
« Le procès de la Ville m'apparoît d'un genre à ne pouvoir pas même faire la matière d'une discussion sérieuse...
« (Mes observations), aucun intérêt particulier ne les a dictées. Je ne m'intéresse ni pour la Ville ni pour le Châtelet, mais je tiens beaucoup aux principes, et personne ne fait des vœux plus sérieux que moi pour que le Ministre actuel ne laisse aux trop nombreux ennemis de sa patrie et de son honnêteté aucune occasion de le reprendre.