‹ Les élections et les cahiers de Paris en 1789Chapitre 131 sur 282 · AU GOUVERNEUR DE PARIS · texte numérisé non relu

AU GOUVERNEUR DE PARIS

« Monseigneur le duc de Brissac,

« La lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire m'a été remise dans le moment même où tout le Corps municipal se trouvoit encore rassemblé à l'Hôtel de Ville. J'ai cru devoir profiter de cette occasion de lui faire connoître vos bontés pour la Ville et le bon effet de la démarche que votre zèle pour ses intérêts vous avoit engagé à faire auprès du Roi. La reconnoissance du Corps ne s'est jamais manifestée par une acclamation plus générale.

« J'ai été chargé, Monseigneur, de vous en présenter l'hommage respectueux, de vous prier d'être persuadé de son entier dévouement, et enfin de vous annoncer qu'il avoit été unanimement arrêté qu'il seroit fait registre de votre lettre pour éterniser le souvenir de vos bontés.

a Permettez que je vous parle de mon dévouement personnel. Il

n'a point de bornes et ne peut être égalé qu'au sentiment de respect

infini avec lequel je suis, Monseigneur

L'absence de signature de cette lettre s'explique par ce fait, dont la relation avait été immédiatement rédigée et signée par les Échevins, le Procureur du Roi et de la Ville et le Greffier en chef2 :

PROCÈS-VERBAL

« ... Le Prévôt des Marchands a apporté au Bureau de la Ville un paquet contenant les ordres du Roi, sans s'expliquer sur la teneur de

1. La lettre du duc de Brissac et la réponse de la Ville n'ont pas été insérées dans la collection Camus. Nous les avons extraites du carton 63 de la série BA.

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