‹ Les élections et les cahiers de Paris en 1789Chapitre 132 sur 282 · avril, d'après la minute du procès- verbal, BA · texte numérisé non relu

avril, d'après la minute du procès- verbal, BA

ces ordres, et immédiatement après cette remise, il s'est retiré...

« Nous avons eu l'honneur de l'accompagner jusqu'au haut du grand escalier de l'Hôtel de Ville et de lui demander si, dans la supposition que lesdits ordres exigeassent de notre part des démarches ultérieures, nous devions, en ce cas, attendre son retour pour les concerter avec lui comme Chef et Président du Corps de Ville.

« Sur quoi il nous a répondu que, forcé par notre question de s'expliquer, il ne croyoit pas que cela fût possible, et que, sur le tout, nous n'avions qu'à prendre les ordres du Ministre... »

Rentrés en séance, les quatre Échevins, le Procureur du Roi et de la Ville, le Greffier en chef et le Trésorier délibérèrent et arrêtèrent que les échevins se rendraient le soir à Versailles, pour remettre au Ministre de Paris l'expédition du procès-verbal qui venait d'être dresse « et le prier de vouloir bien les guider dans la conduite à tenir ».

Le lendemain h avril, en séance du matin, à dix heures, les Échevins rapportaient cette réponse de M. de Villedeuil :

« Qu'à la vérité on disoit que M. Le Peletier avoit remis direcle- « ment au Roy sa démission, mais qu'il n'en devoit pas moins être « toujours considéré comme Prévôt des Marchands, jusqu'à ce qu'il « ait plu au Roi de l'accepter; qu'en partant de ce principe, le Bureau u ne pouvoit se dispenser de le prévenir de toutes les Assemblées qui « seroient convoquées, et que, dans le cas où il s'abstiendroit d'y « paroître, la règle et l'usage déférant alors la présidence au premier « Échevin,il useroit de son droit et le Corps de Ville de la faculté de « délibérer, comme si le Prévôt des Marchands présidoit lui-même « lesdites Assemblées, dans lesquelles, au surplus, on devoit s'occu- « persans perte de temps de la rédaction du Règlement, dont on avoit « demandé le projet.

« II a ajouté qu'il venoit de lire la délibération qui lui avoit été « apportée par M. Veytard, et qu'il y avoit remarqué avec surprise « que M. le Prévôt des Marchands avoit remis sur le bureau la copie a du Règlement informe et non signée, qu'il n'avoit eu l'intention de « communiquer qu'à lui et pour lui seul, et nullement dans celle de « la faire présenter à l'Assemblée pour y être délibéré, et qu'il nous « prioit d'en assurer le Corps de Ville, qui avoit jugé avec raison « qu'une semblable pièce n'étoit nullement légale.

« Après quoi nous nous sommes retirés pour revenir à Paris, où l'heure très avancée ne nous permettant pas de procéder au présent

Procès-verbal, nous étions convenus d'en renvoyer à ce matin la rédaction...

« Ce que nous avons fait.

« Signé sur la minute :

« BUFFAULT, SâGERET, ROUEN, VeRGNE;

« Veytard ' . »

Le Bureau de la Ville, tout en acceptant de coopérer, pour ne pas retarder l'ouverture des États généraux, à l'application du Règlement du 28 mars, réitéra, dans sa séance du k avril, des réserves et protestations, qu'il ordonna d'imprimer, mais dont il retarda la notification et la publication jusqu'au 18 2 :

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