‹ Les élections et les cahiers de Paris en 1789Chapitre 242 sur 282 · AU PROCUREUR DU ROI ET DE LA VILLE · texte numérisé non relu

AU PROCUREUR DU ROI ET DE LA VILLE

« J'ai trouvé, monsieur, à mon retour de Versailles, où j'étois aujourd'huy, le mémoire que vous m'avés fait l'honneur d'apporter chés moi, et les états des lieux destinés aux Assemblées de mardi prochain.

« Nous sommes convenus M. le duc du Châtelet et moi avec MM. du Bureau de la haute police, le Ministre de Paris et le Lieutenant de police, que les deux régimens des gardes seroient en entier employés mardi prochain à donner main forte à la garde de Paris et à maintenir et rétablir l'ordre, si l'on cherchoit à le troubler; nous avons pris ce matin, en conséquence, les ordres du Roy; il est par conséquent impossible, monsieur, que je puisse déférer à ce que le Bureau de la

\. Les deux lettres sont extraites du carton 63 de la série liA.

Ville désire du régiment des gardes suisses, pour en employer une partie dans les différentes Assemblées.

« J'ai l'honneur d'être votre très humble et très obéissant serviteur,

« Le comte d'Affry1. »

Le Prévôt de Paris, pour la garde des Assemblées électorales et son Lieutenant général, pour la police de Paris, conservèrent tous leurs pouvoirs habituels; bien plus, le Parlement intervint pour fortifier l'action répressive du Tribunal du Châtelet.

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