LES PRIÈRES PUBLIQUES
« Telle est, N. T. G. F., la divine harmonie que la sagesse éternelle a établie dans les sociétés humaines. Ainsi leur bonheur dépend de la correspondance et de la concorde de tous leurs membres. 0 vous tous qui composez cette grande Nation, n'êtes-vous pas, malgré la distance que met entre vous la diversité des conditions, n'êtes-vous pas tous les enfans du même Dieu, les enfans de la même Patrie? Puissiezvous tous, par votre fidélité à remplir vos devoirs les uns envers les autres, resserrer les liens qui doivent unir des frères ! Puissent tous les Grands par leur humanité, par leur popularité; puissent tous les Inférieurs, par une juste subordination; puissiez-vous tous cimenter votre bonheur mutuel et la tranquillité publique !
« Après vous avoir rappelé, N. T. C. F., les droits des différens Ordres delà société, pourrions-nous passer sous silence les droits sacrés de la puissance qui préside aux Grands comme au Peuple. Nous ne développerons point ici, à des François, tous les motifs qui doivent les attacher à l'heureuse forme de leur Gouvernement; Gouvernement Monarchique, le plus ancien de tous, le plus conforme à la Nature, puisqu'il tire son origine de l'autorité paternelle; Gouvernement le plus avantageux pour les grandes Nations, par les troubles et les désordres dont il les préserve; Gouvernement cher à la Religion, qui révère en lui l'unité et la puissance de son Dieu ! Avec quel zèle et quel saint respect elle consacre la majesté des Rois ! elle ne craint pas de nommer la fidélité qui leur est due la Religion de la seconde Majesté1.
« Mais entre toutes les Monarchies de l'Univers, quelle Monarchie plus sage et mieux tempérée que la nôtre? Quel Gouvernement plus convenable au caractère de notre Nation? Car quelle est, pour nous servir des expressions de saint Grégoire, « quelle est la différence entre « les Gouvernemens arbitraires et celui sous lequel vous avez le bonheur « de vivre ? » Les uns ne commandent qu'à des Peuples esclaves, Seryorum Domini sunt2, et le vôtre commande à un Peuple libre, Domini liberorum. »
« Quelle plus belle Monarchie que celle qui subsiste avec tant de gloire depuis quatorze siècles, au milieu des révolutions qui ont changé si souvent la face de l'Europe? Que n'aurions-nous pas encore à vous
tuni, neque centuriones, neque quinquaginta militum praefecti, neque consequentium graduum ; sed unus quisque in suo ordine, ab Imperatorc et Ducibus mandata peragit... Fortis ne contumelia afficiat imbecillem; imbecillis vero fortem revereatur; dives pauperi largiatur : paupervero gratias agat Deo quodeidederit per quem inopia ejus suppleatur. S. Clem. Papa la Epist. ad Cor., XXXVII, 38. »