‹ Les élections et les cahiers de Paris en 1789Chapitre 45 sur 282 · DU 2 JANVIER · texte numérisé non relu

DU 2 JANVIER

« Monsieur,

« La compagnie des Quartiniers de la Ville de Paris n'avoit d'autre désir que de vous présenter ses hommages et vous rendre le premier participant d'un vœu qu'elle venoit de prendre dans son assemblée, vœu conforme aux vues du bien public dont vous êtes animé.

« Elle a arrêté que pour concourir aux vues bienfaisantes du Monarque qui nous gouverne et désirant donner à ses concitoyens la preuve la plus certaine de son désintéressement personnel, ainsi que de son dévouement pour le bien public, elle se départoit, quant à elle, des anciens usages et rendoit à la commune la jouissance et l'exercice d'un droit dans lequel les Quartiniers avoient été maintenus jusqu'à ce jour, notamment en 1614 et 1651, de choisir et nommer seuls les Notables de cette ville, parmi lesquels sont pris les Députés qui représentent les citoyens aux assemblées des États généraux;

« Qu'elle déclaroit formellement que les Quartiniers ne prétendent maintenant d'autre droit que celui de présider des assemblées légales composées de citoyens libres et nommés librement.

« Vous êtes sans cloute déjà instruit de ces dispositions ; elle m'a chargé de vous les réitérer ainsi que le renouvellement des assurances de sa profonde vénération pour un Ministre aussi zélé qu'éclairé.

« Je suis avec respect,

« Monsieur, « Votre très humble et très obéissant serviteur.

« Signé : Guyot, doyen des Quartiniers. »

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