AMATOR(EM) V£ST(RDM
faoàKis) aed. m.
MACimni.»
Quelle politesse ! quelle urbanité ! Rien que des éloges, pas un mot, pas une allusion méchante à l'adresse des concurrents. Que nos mœurs électorales sont différentes de celles-là !
Que si par-ci par-là il est possible de deviner quelque méchanceté, elle est exprimée si discrètement qu'il nous est impossible de la saisir. Un programme de Cerrinius Vatia porte ceci (IV, n» 346) :
M. Cerriniuh
Aed. Alter amat, alter
Amatur, ego fastidi
Qui fastidit, amat
Probablement les contemporains comprenaient Tallusion; mais à nous, elle échappe. L'on ne saurait d'ailleurs taxer de méchanceté cette boutade que Ton trouve sur un ancien programme à l'adresse de ceux qui ne votent point pour le candidat proposé :
Qui(n)TIO(m) si qui RECUSAT, ASSIDAT AD ASINUM (1).
Qui supportait les frais de peinture de ces aflSches ? Est-ce le particulier qui recommande ? est-ce le parti du candidat ou le candidat lui-même ? Il est difficile de répondre à la question ; mais à considérer le grand nombre d'annonces qui devaient être peintes dans l'espace de
(1) C. I , IV, D« 2887. — Au C. I., IV, n» 848, on lit le fragment C. PROCU. . . .
e4 en dessous, en plus petits caractères,
.... ET IMPROBUS AED...