‹ Les élégances du Second EmpireChapitre 5 sur 35 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

geste personnelle. Là est toute l'affaire ; c'est un homme qui s'est mis dans l'eau et que le courant gagne. Le courant, ce sont les gens aux dents longues, sortis des pierres, et qui ne veulent rien perdre de la lippée entrevue.

Lorsque le beau monde créé par lui, un peu bariolé, extrêmement gourmand, s'est rassasié, il digère et ne pense plus, et comme il ne pense plus il n'entend guère. L'essentiel est pour lui dévie qui dure, parce que cette vie est douce, exempte de soucis, et fort égayante. Que de dures passades éclatent, on les veut oublier; on oublie la rude campagne de Crimée, le Mexique ; on noie son souci dans les pots ou bien on l'interrompt par le quadrille des Lanciers et celui d'Orphée. Afin de ne point s'ériger Etat grognon dans l'Etat, la Cour pirouette mieu\ que quiconque. Elle s'y voit contrainte par les turliitaines usuelles : le commerce à favoriser^ les bourgeois à étonner, mille obliga-

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